vendredi 3 février 2017

Lexique - cours de géographie (1ère année) / S2 - 2017

  
   En lien avec le cours, ce lexique s'appuie sur le dictionnaire en ligne du CNRS ainsi que sur le Dictionnaire de la géographie d'Yves Lacoste (Armand Colin, 2003). Les mots ici recensés servent de base à l'examen final de géographie, prévu dans le cadre d'un exercice nocturne. Toute la discipline ne s'y trouve donc pas réunie, mais rien de ce qui est consigné n'est à négliger ! A Coëtquidan, l'enseignement de la géographie militaire se base sur l'étude de la géographie combinée à l'histoire, dispensé à la fois à l'ESM de Saint-Cyr (3ème Bataillon - TCP -, 2ème Bataillon - filière SSP -, 1er Bataillon - majeure histoire-géo & stage international) et à l'EMIA. Il donne à un élève officier se formant pour servir dans une armée (de terre) occidentale, les outils pour localiser les menaces, risques et fragilités. Le cours de géographie apporte sa contribution à l'art de faire la guerre qui n'est pas désigner un pays sur une carte politique ou fustiger une organisation. Vaincre, c'est occuper le terrain.

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Amplitude thermique : Ecart entre la moyenne de température du mois le plus froid (dans l'hémisphère Sud, juillet ou août) et celle du mois le plus chaud. On parle également d'amplitude thermique diurne pour qualifier l'écart important entre des maxima en journée, liés à des spécificités d'ensoleillement (désert et montagne), et des minima nocturnes. 

Avalanche : Glissement soudain d'une partie de la couverture neigeuse d'un versant montagneux. Il résulte d'une accumulation trop rapide (début d'hiver) ou au contraire des circonstances catastrophiques du réchauffement pré-printanier. La connaissance du massif et l'emploi de moyens proportionnés permet généralement d'écarter tout risque pour les infrastructures et les habitations. Pas toujours, hélas...

Anticyclone : Masse d'air dont la pression atmosphérique dépasse 1012 hecto-Pascals alimenté depuis son sommet par les jet-streams (> 10.000 m. d'altitude). Au sol, les vents dominants partent du centre en direction de la périphérie, déviés par la force de Coriolis et repoussent les perturbations vers les dépressions périphériques : dans l'hémisphère nord, les tourbillons s'effectuent dans le sens horaire. Par extension, l'anticyclone désigne ce qu'il produit, c'est-dire un temps stable et sans précipitations. Fronts froids et chauds s'organisent à l'extérieur de l'anticyclone. Certains anticyclones particulièrement stables peuvent exclure à l'année toute précipitation (exemple en Australie); leur effacement ponctuel n'est pas sans conséquence.

Cercle polaire : Délimitation virtuelle d'un parallèle à l'équateur (66° 36 minutes) au-delà duquel s'étendent les hautes latitudes. L'expression de soleil de minuit désigne le fait qu'au solstice d'été (dans l'hémisphère nord, le 21 juin) le jour ne disparaît pas et qu'au solstice d'hiver la nuit dure 48 heures (21 décembre).


Climat : Ensemble des caractéristiques atmosphériques liées à la présence des océans (cycle de l'eau), obéissant à des cycles (saisonniers, solaire) et fluctuant dans l'histoire. Au cours de l'ère Quaternaire (- 2 millions d'années), périodes glaciaires et inter-glaciaires se sont succédé. Dans la dernière période, dite de l'Holocène (- 10.000 ans +/-) le réchauffement des moyennes de température saisonnière s'est accéléré du fait des activités humaines : urbanisation et production de gaz à effet de serre. Dans le Sahara, le résultat est une aridification progressive avec une transformation progressive des activités humaines. 



Continentalité : Impact de l'éloignement plus ou moins important de l'océan. On dira que l'Allemagne se trouve sous climat semi-continental,  la Pologne orientale un climat continental et Moscou un climat hyper-continental. Faute d'influences océaniques, les territoires concernés subissent une alternance entre un hiver rigoureux (et de plus en plus sec en s'éloignant de l'océan) et un été chaud (ponctué d'orages). La funeste négligence du facteur climatique a largement pesé dans l'échec de la grande Armée en 1812. 



Désert : Partie des continents émergés dans lesquels les conditions climatiques sont extrêmes, avec aridité et amplitude thermique diurne. La clarté des matériaux naturels (sables ou rochers) répercute en journée les rayons du soleil - albédo - tandis que la nuit  amplifie la chute des températures, par l'absence de végétation et de nébulosité. On considère généralement que les précipitations annuelles tombent en-dessous de 250 mm. L'hyper-aridité désigne les quelques déserts absolus que compte la planète (< 50 mm), comme l'Atacama chilo-péruvien ou le Rub-al-khali arabique. Le type de peuplement permet toutefois d'ajouter les régions équatoriales (qui bénéficient néanmoins d'une pluviométrie abondante). Du point de vue de la géographie humaine, un désert définit un territoire dans lesquels les habitants ne sont pas sédentaires - en dehors des rares points d'eau - et ont longtemps adapté leur mode de vie. La cueillette, la chasse, la pêche et la guerre restent plus ou moins à l'ordre du jour.

El Niño : Phénomène climatique exceptionnel du Pacifique sud-est. Au large des côtes désertiques du Chili et du Pérou, le courant marin froid s'interrompt brusquement du fait d'une modification de la répartition des eaux chaudes océaniques. Dans cette zone inter-tropicale, il en résulte une reprise aussi brusque que temporaire du cycle évaporation - précipitation. Ce phénomène est doublement catastrophique : pour l'activité de pêche comme pour les inondations catastrophiques conséquentes.


Erg : Etendue désertique caractérisée par l'accumulation de sables issus des mécanismes érosifs propres au milieu. 1/ Dilatation & rétractation des matériaux par la chaleur et le froid). 2/ Sablage par les vents dominants à l'origine des roches éolisées. L'erg doit être distingué du reg, étendue de cailloux, en moyenne majoritaire du point de vue des surfaces.

Etagement : Adaptation de la végétation en fonction de l'altitude. Se succèdent l'étage collinéen, l'étage montagnard, et les étages subalpin & alpin dans lesquels la forêt ne peut se développer. Mousses et lichens caractéristique de la haute montagne se retrouvent dans la toundra, végétation des hautes latitudes.


Glacier : Masse de glace continentale constituée par l'accumulation pluri-annuelle de neiges éternelles appelée névé. Les glaciers recouvrent aujourd'hui un peu moins de 10% des surfaces émergées, pour l'essentiel dans l'Antarctique, au Groënland et en haute-montagne (Andes, Himalaya). Les surfaces englacées régressent toutefois. Le glacier est un élément naturel dynamique, qui érode le substrat (moraines, vallées à fond plat), et produit l'été des eaux de fusion. Les inlandsis dégagent en mer des icebergs avec une capacité d'influer sur les courants marins océaniques froids : dans l'hémisphère sud, en particulier.



Gradient thermique universel : En vertu d'une loi physique, les températures diminuent régulièrement au fur et à mesure que l'on atteint les couches supérieures de l'atmosphère. En montagne, la diminution moyenne est de 6 degrés par tranche de 1.000 mètres (ou 1 degré tous les 170 m.). Il va sans dire que la latitude et l'orientation du versant peuvent largement modifier cette graduation.

 
Homogénéité thermique : En Europe occidentale, l'océan Atlantique nord bénéficie de l'apport mensuel de la Dérive Nord-Atlantique (improprement surnommée Gulf Stream). Les eaux de surfaces - de températures moyennes égales ou supérieures à 12°C -  alimentent un cycle d'évaporation et perturbations caractéristiques du climat océanique. Les températures extrêmes disparaissent alors : froid hivernal et chaleurs estivales. Maladroitement comparé à un moteur climatique, l'océan cesse parfois de tempérer le continent, qui retrouve soudain les influences arctiques, continentales et/ou tropicales. Ces dernières ramènent le continent à son positionnement septentrional : la latitude de Bordeaux correspond peu ou prou à celle de New-York

Latitude : Position sur le globe terrestre entre l'équateur (0) et les pôles. Elle indique mécaniquement la capacité du soleil à réchauffer les couches superficielles de l'atmosphère (carte).

Mousson (phénomène de la Mousson d'été) : En Asie, la régression en même que son déplacement vers le nord de l'anticyclone continental - à partir de la fin du printemps - implique une remontée brusque des influences maritimes et tropicales (issues de l'océan Indien). D'une semaine à l'autre, l'aridité disparaît et laisse place à des précipitations d'autant plus abondantes que l'air s'élève brusquement (littoral, chaîne de montagne). Celles-ci produisent un débordement saisonnier des cours d'eau et rendent complexe le traitement des eaux de surfaces dans les grandes métropoles des pays concernées (exemple à Bombay). Le développement civilisationnel de l'Iran, de la vallée du Gange ou de la Chine du sud doit être rapproché du souci ancien de mettre en réserve cette eaux mais aussi de se protéger des inondations catastrophiques.

Rayonnement solaire : Théoriquement stable du fait de l'éloignement de la Terre, il s'avère fluctuant en fonction de la latitude. Au niveau de l'équateur, les rayons traversent l'atmosphère à la perpendiculaire (90°), dans son épaisseur la plus faible. Au delà des cercles polaire, ils arrivent en oblique (< 45°) et doivent en outre parcourir une plus grande distance pour atteindre le sol. 

Versant montagneux : L'orientation détermine la capacité du soleil à réchauffer (+ tôt et + fort) la face la mieux orientée (adret ou soulane), ou à en priver la face la moins bien orientée. A l'ombre, sur l'ubac (ou ombrée), la forêt de conifères commence à plus basse altitude, faute d'adaptation des feuillus. La population intra-montagnarde a longtemps privilégié l'un par rapport à l'autre, mais le tourisme hivernal modifie la donne, la neige tenant plus longtemps sur le versant le moins ensoleillé.


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Delta : Accumulation de sédiments terrestres dans une embouchure qui s'évase en s'appuyant sur le plateau continental : la platitude terrestre contraste avec la raideur des pentes sous-marines, plus ou moins susceptibles de glisser lors des grands séismes. Observé par Hérodote en Egypte, le premier de tous les deltas porte le nom de la lettre grecque. Il a été précocement aménagé pour les besoins du commerce en Méditerranée orientale, avec la construction du port d'Alexandrie. Ailleurs en Asie ou à l'embouchure du Mississippi, les deltas se caractérisent par des sols détritiques favorables au développement agricole : en particulier riziculture. Les tentatives d'intensification ou la présence de grandes métropoles (ponction d'eau potable) menacent les deltas d'une remontée des eaux salines. Tous les aménagements hydrauliques à l'amont, sur le fleuve ou sur l'un de ses affluents, affectent directement l'alluvionnement du delta et le dessin du trait de côte.

Estran : Partie du littoral (*) découverte à marée basse, le plus souvent constituée par l'accumulation de sables continentaux apportés par les fleuves et remodelés par les courants côtiers (flèches littorales, tombolos, etc.). Sur les côtes formées par des écoulements volcaniques ou des surfaces rocheuses érodées - submergées à marée haute -, on parle de platier. La plage alterne souvent avec une partie vaseuse appelée wadden. Plus le marnage est faible, moins est présent l'estran : exemple en Méditerranée. Les efforts pour récupérer sous forme de d'énergie les mouvements marins n'ont pour l'heure pas donné les résultats escomptés. L'intervention de l'homme dans la géomorphologie dynamique des estrans s'avère autant coûteuse que périlleuse pour les populations résidant en limite d'estrans sableux.    

Estuaire : Embouchure d'un fleuve, à l'intérieur de laquelle la mer pénètre à marée montante : pour le plus profond des estuaires français la Gironde (puis la Garonne), jusqu'à 120 kilomètres (Langon). Avec l'augmentation de la taille des navires de commerce, les ports de fond d'estuaire ont peu à peu perdu leurs activités commerciales, sauf aménagement d'un avant-port. A Rotterdam, l'amélioration constante des installations portuaires permet au deuxième port du monde de pouvoir accueillir les portes-containers, les vraquiers et les super-tankers de grosse contenance. Le plus large de tous les estuaires du monde est celui de la Plata, qui atteint une centaine de kilomètres au droit de Montevideo.   

Falaise : Escarpement faisant face à la mer précédé par des éboulis, d'autant plus nombreux que l'érosion marine est forte et que la roche est friable. Lorsqu'un processus de sédimentation le permet, ou à la faveur d'un changement du tracé des fleuves côtiers, le trait de côte peut se reconstituer à l'avant : on parle alors de falaises mortes (parfois très à l'intérieur des terres).

Fjord : Mot norvégien décrivant une vallée creusée en période glaciaire et remplie par la mer à l'occasion de la dernière transgression flandrienne. Le Sognefjord s'étend jusqu'à 160 kilomètres à l'intérieur des terres, avec des profondeurs marines qui peuvent localement dépasser un kilomètre. En Bretagne, on parle d'aber(s) et en Espagne de ria(s). En 1940, l'obsession des Allemands d'une défaite militaire navale - depuis la bataille du Jutland en 1916 - provoque l'envahissement de la Norvège, à la suite de l'opération Narvik : crainte de voir les fjords accueillir une Navy elle-même chassée par les sous-marins allemands...

Forêt : Peuplement d'arbres, soit d'une seule essence (taïga russe ou canadienne), soit en combinaison de plusieurs (chênaie-charmaie, par exemple). D'après le Dictionnaire historique de la langue française, le mot apparaît à l'époque carolingienne dans l'expression silva forestis - 'forêt relevant de la cour de justice du roi' (forum = tribunal) - pour désigner ce qui reste inaccessible à la population. La forêt accompagne le développement de la féodalité, même si elle régresse continument du fait des grands défrichements médiévaux. L'absolutisme monarchique crée les conditions d'une appropriation des forêts pour les besoins à long terme de la marine (Code forestier de 1669). L'Etat constitue son domaine forestier après la Révolution à partir des anciennes forêts royales. =>

Forêt primaire / secondaire : On distingue la première par l'absence d'intervention humaine. Elle s'étend aujourd'hui dans la zone intertropicale, longtemps parcourue par les chasseurs-cueilleurs puis par les collecteurs et marchands (hévéa et bois précieux), elle ne cesse de régresser. Le réchauffement climatique, la déforestation du fait de l'extension des surfaces agricoles (qui menace la selva au Brésil, en Indonésie, ...) ou des besoins en bois de chauffage conduisent à une détérioration du potentiel forestier dans nombre de pays. L'agronomie a développé des techniques pour accélérer la régénération de la forêt détruite par un incendie ou abimée par l'aridification des sols : approche multirisque que l'on retrouve en Chine du nord, dans les environs de Pékin. =>

Forêt mixte tempérée : En France, l'association entre chênes et charmes (en plaines) ou entre chênes et hêtres (collines) résulte d'un effort continu de l'Etat pour créer et entretenir la forêt publique, dans une logique de gestion à long terme, sans rendement rapide : grâce aux ingénieurs géographes des Eaux et forêts. Ces forêts sont artificiellement structurées entre des arbres culminant autour de 25m et un sous-bois protégé du plein-jour. Dans les pays développés, les politiques de rigueur budgétaire et la rétractation de la surface agricole utilisée provoquent toutefois un regain d'une forêt mal entretenue (= ensauvagement) tandis que le déclin de la chasse - lui-même lié à la diminution du nombre des agriculteurs - aboutit à une croissance rapide de la population des sangliers et cervidés. Le taillis (*) déclasse la futaie aristocratique !  


Littoral : Entre terre et mer. A l'origine utilisé pour décrire la faune et la flore adaptées au milieu, le mot remplace côte. Il recouvre une bande de terre plus ou épaisse selon les auteurs. On observe par exemple une détérioration des influences océaniques passés 50 kilomètres. A la faveur de l'envoi de corps expéditionnaires (Alger, 1830; Crimée, 1854), les militaires reconsidèrent cette portion de continent à la faveur des débarquements terrestres mécanisés. Au cours de la Deuxième guerre mondiale, les littoraux deviennent des théâtres d'opération à part entière, qui nécessitent une coordination des savoirs (météo et topo) et de la logistique - ports artificiels, barges de débarquement, moyens aériens (bombardement et parachutage à l'arrière) - au service de la stratégie générale. Depuis 1945, le désintérêt des militaires s'est accompagné d'un retour en force des activités civiles, symbolisé en France par la loi Littoral votée en 1975. 

Littoralisation : Phénomène géographique né à la Renaissance du développement des activités économiques sur des portions de littoral.
  • Initiée par les Portugais, elle matérialise en Afrique et Asie l'essor du commerce maritime avec l'Europe. D'autres puissances européennes disputent militairement à Lisbonne la route vers les épices et la soie, et son élan missionnaire (lutte contre les Jésuites) : Hollandais des Provinces unies (le Cap), Anglais et Français. En Amérique, l'Espagne s'accorde avec le Portugal à Tordesillas (1494) pour exploiter les richesses intérieures au continent; il faut pour cela de la main d'œuvre : début du commerce triangulaire combattu par Londres.
  • Au XIXème siècle, une deuxième littoralisation naît de la construction de l'Empire britannique (route des Indes et navigation à vapeur) et des mutations géopolitiques des pays riverains du Pacifique (Chine et Etats-Unis). La première plus encore que la seconde provoquent des effets néfastes à long terme.  
  • Dès la Première guerre mondiale, la généralisation du moteur à explosion sur les bateaux et l'accélération des progrès techniques dans la construction navale permettent une forte augmentation du commerce mondial; la course au gigantisme conduit à l'abandon des ports de fond d'estuaire et à l'aménagement d'installations toujours plus modernes (automatisation). La mondialisation des échanges accompagnant la deuxième révolution industrielle conduit - après 1945 - à une modification de l'activité industrielle elle-même : abandon des sites d'extraction, développement des sites près des côtes, désormais équipés en centrales électriques (au Japon, sidérurgie sur l'eau). Le manque de littoraux ouverts participe à l'échec de l'expérience soviétique.

Mangrove : Forêt maritime adaptée aux caractéristiques de l'estran (*). Arbres et arbustes halophiles se développent sur des racines-échasses en formations serrées, entraînant un envasement progressif et une coupure entre terre et mer (exemple des palétuviers). Procurant de l'ombre - en pleine zone intertropicale - les arbres protègent dans leurs entrelacs poissons et crustacés attisent l'intérêt des pêcheurs côtiers. Bataille de l'île de Ramree, sur le littoral de Birmanie (1945).

Taillis : Forme secondaire de la forêt mixte tempérée. Ce sous-bois naît sous la main de l'homme par sélection des essences de repousse après la coupe. En laissant repartir d'une souche plusieurs arbres, on facilite dans un premier temps le regain, par le maintien du système racinaire préexistant. A moyen terme, les arbres se gênent et se tordent, faisant baisser le prix du bois. Le taillis rend plus difficile l'entretien de la forêt, précédant l'abandon complet pour nombre de propriétaires privés.

Récif corallien : Barrière rocheuse apparaissant à marée basse, à proximité d'un littoral qu'il ferme au commerce et à l'envahissement par voie maritime (= l'Australie préservée de l'agression japonaise en 1942). Il s'épanouit autour des îles d'origine volcanique, dans des conditions hydrologiques précises : mer chaude, sans apport d'eau douce, absence de turbidité et de pollution. En quittant le récif en direction de l'atoll (mot venant des Maldives), on traverse un lagon peu profond, avant d'arriver sur la plage constituée d'éléments arrachés lors des grandes marées. Celles-ci deviennent plus dangereuses à la faveur du rehaussement de la surface des mers, lui-même lié au réchauffement climatique   

Zone Economique Exclusive : Lors de la conférence internationale de Montego Bay (en 1982) ont été définies des règles encadrant l'accès aux ressources halieutiques et souterraines sur - ou sous - la plate-forme continentale. Les Etats peuvent se prévaloir d'une souveraineté relative sur une étendue de 200 milles marins à partir du trait de côte. En théorie, lors d'une confrontation entre ZEE, les Etats fixent une limite médiane : le cas de la Grèce et de la Turquie témoigne de l'existence de cas particuliers. La ZEE ne modifie pas les règles en vigueur concernant les eaux territoriales : 12 milles marins (+/- 22 kilomètres)