vendredi 13 septembre 2013

Les hommes et le terrain dans la guerre civile contemporaine

Lutte armée qui oppose...
  • Lutte armée qui oppose, à l'intérieur d'un même ensemble géographique, des groupes significatifs (classes sociales, ethnies, ou groupes religieux). L'intervention de soldats étrangers n'est pas rare en cas de prolongement du conflit. 
  • Par sa violence, la guerre civile dépasse le stade de la simple révolte résultant d'une brève tension sociale. Les belligérants recherchent le contrôle de l'Etat, même si cet objectif peut varier dans le temps
  • Les forces combattantes, peuvent être organisées en armées régulières, sans que qu'il s'agisse d'une règle intangible. L'occupation de telle ou telle portion de territoire s'accompagne d'un contrôle des populations - police, justice, prélèvement d'impôt - même si l'État central s'avère inopérant. 
  • Plus la guerre civile dure dans le temps, moindres sont les chances des vaincus de survivre sans dommage. Les vainqueurs analysent différemment leur victoire s'ils ont rétabli l'ordre ancien ou s'ils l'ont au contraire renversé : légitimité contre révolution. On ne peut en déduire les équilibres géopolitiques qui en résulteront [Pour compléter]
  • Deux pays au coeur de la problématique : l'Ukraine (carte politique et état de santé) et la Syrie (huit conflits en un).
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Au cœur de la puissance romaine...

La guerre civile oppose les citoyens entre eux, une fois : 
  1. éteinte la menace aux frontières
  2. anéantie la concurrence maritime de Carthage et... 
  3. réglée la question du statut des Italiques au sein de l'ensemble géopolitique (Guerre sociale). 
Les historiens romains considèrent la guerre civile comme si caractéristique qu'ils la distinguent très nettement de la guerre de conquête ou même des révoltes d'esclaves (texte).
Rome a atteint au Ier siècle un niveau de développement - tant du point de vue de sa civilisation que du point de vue de son économie - qui rend possible la confrontation des ambitieux. 
Pour capter l'argent et le pouvoir on trouve les généraux - bientôt Empereurs - les représentants de la plèbe (Populares) et les membres des vieilles familles aristocratiques romaines (Optimates). [Rappel chronologique]


Dans l'Europe médiévale et moderne,

Ni le système féodal ni l'influence de l'église ne préservent les Européens de la guerre civile. A fortiori leur affaiblissement ouvre t-il la voie : 
  1. à des guerres civiles locales (par exemple entre cités italiennes), 
  2. régionales (guerre de Succession de Bretagne), ou pire...
  3. continentales. La guerre de Cent-Ans couronne le Moyen-Âge, consacrant l'archaïsme de certaines élites ou structures politiques mais aussi l'avènement de nouveaux modes de pensée ou d'action. 
La France et l'Angleterre en 1453 ne ressemblent plus guère à ce qu'il était en 1337. La seconde souffre au cours des deux siècles suivants d'une instabilité chronique : de la guerre des Deux Roses jusqu'à Cromwell

L'équilibre européen basé sur des Etats stables se trouve plusieurs fois bouleversé, en particulier lors des guerres de religion. Il écarte cependant peu à peu la menace des guerres civiles. 
Elles ne disparaissent pas pour autant, difficilement contrecarrées par les armées institutionnelles dans le cadre de ce que l'on appelle alors les petites guerres : Irlandais et Jacobites en Ecosse, Camisards dans les Cévennes. 
L'équilibre européen donne aux continentaux une des clefs de leur suprématie en Amérique puis dans le reste du monde; temporairement. Après la période révolutionnaire s'ouvre enfin la période contemporaine.





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