vendredi 7 septembre 2012

'Les hommes et le terrain dans la guerre civile contemporaine'

TRAVAUX DIRIGES (lien)

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TROISIEME PARTIE / De la géopolitique à l'idéologie révolutionnaire

A. La modification des équilibres continentaux (= facteurs externes)
  • La guerre conventionnelle qui déstabilise. C'est le cas de la France après la guerre de 1870 (qui s'achève en janvier 1871)
    • Précipitation d'une armée professionnelle, avec un haut-état major sans tête, qui bute sur des pbs logistiques. Des officiers français qui ne connaissent pas la France. Napoléon III débordé par les va-t-en-guerre porte une lourde responsabilité. 300.000 Français face à 500.000 Confédérés = échec annoncé.
    • Cinq semaines catastrophiques. Les défaites en Alsace (Wissenbourg et Froeschwiller) précèdent celle de Lorraine (Spicheren). Sedan : capitulation, le 3 septembre. 80.000 Français se retrouvent concentrés dans la presqu’île d’Iges.
    • Metz Bazaine fait croire qu'il peut redresser la situation. Le 28 octobre 1870, il rédige cepenandant l’ordre de reddition : 138.000 prisonniers supplémentaires. BILAN quatre semaines, 200.000 morts. Le siège de Paris a déjà commencé derrière des fortifications construites trente ans plus tôt (voir carte)
  • Le déclin des empires. Avec la disparition de l'Autriche-Hongrie et plus encore de l'empire Ottoman, c'est toute la péninsule balkanique qui rentre dans un cycle de guerres. La création d'Etats multi-ethniques ne résout que partiellement la question : guerre civile à répétition en Grèce et éclatement de la Yougoslavie (1990-95). L'effondrement de l'empire russe à la fin de la première guerre mondiale s'accompagne de la prise du pouvoir par les Bolcheviks (Révolution d'Octobre). Il en résulte une guerre de quatre années (chronologie) qui s'achève par la dislocation des dernières armées Blanches.
  • La naissance de nouvelles puissances. Le Japon de l'après première guerre mondiale tire profit du retrait (transitoire) de la Russie et du déclin de l'Allemagne-puissance coloniale. L'expansion sur le continent répond en partie à des impératifs internes (facteurs naturels). En Mandchourie (enjeu ancien), la colonisation déstabilise durablement la Chine et prépare le terrain au PCC.
B. L'éclatement des déséquilibres internes (facteurs institutionnels)
  • Une campagne présidentielle aux Etats-Unis : 1860. Beaucoup d'ingrédients se trouvent réunis avec l'élection d'Abraham Lincoln. Mais s'il avait été battu ? Par ailleurs, les Confédérés se réclament de la Constitution américaine.
  • Le 4 septembre 1870 : proclamation de la République. La précipitation des Républicains est lourde de conséquences, alors que le pays est en guerre (source).
  • Les conséquences de la victoire du front uni (Frente Popular) de la gauche espagnole en février 1936.
  • La libération de la Grèce en 1945 et l'opposition entre monarchistes et communistes précède le déclenchement de la guerre civile grecque.
  • La guerre en ex-Yougoslavie (après 1991) trouve son origine dans le fonctionnement même de la fédération défunte : décentralisation et déséquilibres territoriaux (source).
C. Les facteurs géo-économiques.
  • La crise de 1857 aux Etats-Unis. Elle résulte d'une conjonction entre le boom des transports, l'exploitation de l'or californien, le dvt agricole de la région des Grands Lacs et le déclenchement de la guerre de Crimée : illustration.
  • Le siège de Paris (octobre 1870 - janvier 1871) et ses conséquences : la faim, l'inflation et la montée des inégalités. La nourriture qu'ils ont désirée...
  • Le Mexique de Porfirio Diaz (1877-1911) : les investissements anglo-saxons (et français) se concentrent sur les secteurs les plus productifs tandis que l'Etat se montre incapable de réduire les inégalités.
  • L’Espagne, dans le sillage de la grande dépression de 1929.
D. Les facteurs sociaux.
  • Aux Etats-Unis dans les années 1860, la population urbaine s'accroît rapidement dans les Etats du Nord : Chicago est la plus notable. Le fossé entre native et immigrants catholiques (Allemands puis Irlandais) se manifeste clairement avec la création de sociétés secrètes (ex. Ordre de la Bannière Etoilée), les Know-nothing.
  • Les faubourgs parisiens gonflés par l’exode rural prennent de plein fouet la réorganisation de la ville par le baron Haussmann. Celui-ci s'appuie sur le décret de 1852 qui ouvre la voie à de vastes expropriations. Même si Paris embellit, les malversations et l'expulsion sans contrepartie des plus modestes provoquent le ressentiment (La Curée de Zola).
  • En Espagne, l’ouvrier contre le paysan ? Voir le cas de l'Andalousie et en particulier de Séville, troisième ville espagnole. En Chine, Mao réussit à comprendre plus tôt que d'autres le potentiel de déstabilisation incarné par la paysannerie pauvre : Ernest Mandel en convient, malgré ses convictions (source) !
E. Vers la grande révolution mondiale ? (= Dans la pensée révolutionnaire, il n'y a pas de guerres civiles)
  • La guerre de Sécession, guerre entre le capital et la propriété (Marx) : source (suite).
  • La Commune, première expérience d’une révolution non bourgeoise : Lénine et consorts / NPA (...)
  • En Russie, la victoire bolchévique, alors "qu'on agite l'épouvantail de la guerre civile"
  • La guerre d’Espagne : Hitler contre Staline ? Les Brigades Internationales sont d'abord communistes (et françaises) ?
  • Le maoïsme, ou la victoire des masses paysannes : source.



QUATRIEME PARTIE / La dimension territoriale.

A. Centre(s) contre périphéries.
  • La province lasse de la guerre, liguée contre la Commune.
  • Au Mexique, l'Etat du Morelos (carte), au sud de Mexico, sous l'autorité de ZapataPancho Villa tient quant à lui le nord (Durango, Chihuaha). 
  • En Russie, la dispersion des Russes blancs, incapables de coordonner une action contre les positions bolchéviques (carte). 
B. Régions contre régions.
  • Aux Etats-Unis, le Nord contre le Sud...
  • En Espagne, l'échec des Nationalistes devant Madrid à l'automne (1936) amène la guerre à se diffuser sur l'ensemble de la péninsule. D'une junte, on passe toutefois à un commandement unique (Salamanque).
  • En Chine, une guerre en province (wikipedia) menée par quelques dirigeants miraculeusement rescapés de l'insurrection de 1927 (lien)
C. Perdre, faute d'objectif géographique.
  •  L'obsession vis-à-vis de la Virginie par les Sudistes, au point de choisir Richmond. Plan Anaconda de Winfield Scott.
  • Des Fédérés incapables de mettre en place une stratégie pour parvenir jusqu’à Versailles.
  • La confusion stratégique des Républicains espagnols : le Nord de l’Espagne abandonné (?) aux Nationalistes, la Catalogne séparatiste ou encore le front d'Aragon.
  • Le 8 décembre 1949, Tchang Kaï-chek s'enfuit à Formose (source)
D. Vaincre, c'est contrôler un territoire et réduire à néant toute opposition
  • Les déserts du nord-ouest mexicain (vidéo) dans lesquels Pancho Villa se retranche à partir de 1915, soutenu par les Indiens (Yaquis), une fois dispersée sa Division del Norte par l'armée de Carranza. L'année suivante, Pershing traverse même la frontière...
  • La redéfinition des frontières par Lénine suit l'accord de Brest-Litovsk (3 mars 1918) : elle scelle le destin de l'URSS pour 70 ans. La concentration systématique des prisonniers : l'ouverture du camp des Solovki en 1923 inaugure l'archipel du goulag (source).
  • La conquête de l'Espagne cantabrique (carte) : avant et après Guernica (source)... Dès l'été 36, le général Mola procède à partir de la Navarre, au contrôle du Pays basque...
E. La négligence - parfois calculée - des contraintes géographiques : les guerres civiles sont des guerres comme les autres !
  • Les distances à parcourir, pendant la guerre de Sécession. Au Mexique, le train (source) symbole du porfirisme (source) s'impose vite pour le déplacement des troupes rebelles comme gouvernementales...
  • Les amplitudes thermiques de la Meseta espagnole témoignent de la faiblesse des influences maritimes (source).
  • L'approvisionnement des armées, et l'utilisation de l'arme alimentaire : l'Holodomor ukrainien (1920-1933). Cela renvoie au sort des civils en URSS ['Crimes et violences de masse des guerres civiles russes (Nicolas Werth)] ou en Chine : un reportage de Life lève le voile, en pointant la responsabilité des Japonais (p.29)


CINQUIEME PARTIE / Etude de cas

A. Les Etats-Unis et les Américains dans la guerre de Sécession  (1861 - 1865) / James McPherson La Guerre de Sécession (Bouquins - Robert Laffont, 1991)
  • Géopolitique américaine. 
    • L'expansion vers l'Ouest, ou destinée manifeste, a commencé avant la guerre (Californie, 31ème Etat), se poursuit pendant, et s'accélère après. La colonisation agricole fait pièce à l'idéologie agrarienne dans les Etats du Sud. Narciso Lopez à Cuba et William Walker en basse Californie...
    • Dans une Amérique qui s'urbanise, la question de l'esclavage : est davantage une faute économique qu'un pêché. Des paroles aux actes : le cas John Brown. Le décret d'émancipation (22 sept.1862) révèle que le Sud n'a pas perdu à cause des esclaves.
  • Les forces en présence.
    • La stratégie de l'étouffement par un blocus maritime et fluvial : plan Anaconda. 
    • Pour la Confédération, le printemps 1861 passe dans l'angoisse d'un retrait des Etats du Haut-Sud (par le maintien d'un parti unioniste) : Virginie (occ.), Kentucky mais aussi Maryland.
    • L'armée professionnelle, à l'orée de la guerre. Faiblesse de la formation des officiers et poids des politique (ex. de la bataille de Ball's Bluff). Armée de conscrits (+/-) en 1865, qui donne la victoire au camp s'appuyant sur la base démographique la plus large : le Nord.
  • Un conflit en deux phases
    • Les contraintes d'une guerre continentale : climat et utilisation du train, pour le transport ou comme cible pour la cavalerie et les franc-tireurs sudistes. 
    • 1861-63 : victoires tactiques du Sud, avec les figures montantes de Lee et Stonewall Jackson (lien)
    • Vicksburg et Gettysburg, le tournant de juillet 1863
    • 1864 : un écrasement inéluctable, qui montre les limites de la stratégie nordiste définie et poursuivie par Grant : Petersburg et March to the sea (l'armée Sherman en Georgie) 
  • Bilan
    • Deux choix de financement de l'effort de guerre : inflation contre emprunt. L'appauvrissement continu de la Confédération se manifeste dans sa capitale, Richmond (lien). 
    • Guerre de la modernité. Communication (1864, réélection) et apparition d'un système de santé, avec le corps des ambulanciers & infirmières (lien). Nouveaux armements, nouveaux matériels (train, bateaux, ...). 
    • Le statut du combattant reb' et l'invention du prisonnier de guerre. Le cas sinistre du camp sudiste d'Andersonville (lien). 

B. La Commune de Paris (18 mars - 28 mai 1871) / Robert Tombs La guerre contre Paris (Aubier, 1998)
  • Géopolitique française. 
    • La métamorphose de Paris sous le Second-Empire commence dès les 1850's (carte).
      • La construction des embarcadères (gare) et la pose des voies ferrées précède la destruction du mur des Fermiers généraux et l'intégration des faubourgs : élargissement à 105 km² en 1860.
      • Les nouveaux bâtiments (l'Opéra) et grands boulevards - après celui, précurseur, de Sébastopol - servent à aérer le tissu urbain (hygiénisme), à fluidifier les déplacements en voitures (à cheval) tout en faisant des affaires (lien).
        • Au nom de l'esthétique, le baron embellit la capitale (tout en détruisant des quartiers entiers), incorpore allées arborées et parcs d'agrément : grâce à l'ingénieur Alphand (lien).
        • Les sciences et techniques permettent la réalisation d'un immeuble d'habitation de 6 étages en moyenne, dense et moderne (lien) autant que l'adduction d'eau potable (Montsouris) et l'évacuation des eaux usées : grâce à l'ingénieur Belgrand (lien).
        • Plus les axes nouveaux se construisent, plus les loyers augmentent... 
      • Les populations ouvrières repoussées du centre se coagulent aux 400.000 nouveaux Parisiens des faubourgs : historiquement séditieuse, sociologiquement attirante (guinguettes), mais vivant souvent dans des conditions misérables (lien).
    • Le siège de Paris commence avec l'encerclement de Bazaine à Metz (carte) et de l'entêtement des Républicains à vouloir poursuivre la guerre. Bêtise au plan militaire (200.000 prisonniers de l'armée impériale, et les fortifs datant de Louis-Philippe) et économique : inflation, et tensions sociales.
    • Les lieux de la victoire (défilé sur les Champs-Elysées le 1er mars 1871), lieu du pouvoir (Paris / Versailles), lieu de la guerre (places parisiennes et parc d'artillerie). Le 18 mars le torchon brûle...
  • Les forces en présence
    • Près de Versailles, le camp de Satory (avant même sa transformation en lieu d'internement), sous le commandement du maréchal de Mac-Mahon.
    • L'armée des Fédérés... Folie des élus parisiens ? La sortie du 3 avril et les trois colonnes (Châtillon, Meudon et les Moulineaux) sans stratégie et sans organisation. Les Versaillais tiennent des positions hautes, fortifiées par les Prussiens. Nomination d’officiers à la tête des bataillons de fédérés. Cluseret Délégué général à la guerre.
  • Deux phases, marquées par l'attentisme des Parisiens et la progression lente des Versaillais :
    • L'encerclement. Il commence avec le contrôle du fort d'Issy (entre le 25/04 et le 9 mai). Attentisme des dirigeants communards. Entrée dans Paris le 22 mai (carte).
« Assez de militarisme, plus d’Etats-majors galonnés et dorés sur toutes les coutures ! Place au peuple, aux combattants aux bras nus ! L’heure de la guerre révolutionnaire a sonné. Le peuple ne connaît rien aux manoeuvres savantes, mais quand il a un fusil à la main, du pavé sous les pieds, il ne craint pas tous les stratégistes de l’école monarchiste. » Delescluze
    • La Semaine sanglante (du 22 au 28 mai). Entrée des 100.000 Versaillais par l'ouest. Les barricades contournées : 400 morts et mille blessés. 'Nous sommes encombrés' de Mac-Mahon. Naissance de l'étatisme totalitaire : étirement de la chaîne de commandement et 18.000 exécutions (minimum, sans compter les proscrits). Unité de temps, lieu et action.

C. Le Mexique et les Mexicains dans la Révolution / Jean Meyer La Révolution mexicaine (Texto - Calmann-Levy, 2010).
  • Le Porfiriat. Des inégalités criantes entre une paysannerie arriérée et des grandes villes en plein boom économique (lien).
    • Géopolitique d'une dictature nationaliste : frontière américaine, ouverture sur le Pacifique (au Japon), canal de Panama.
    • Modernisation en trompe-l'oeil, qui renforce les grands propriétaires par blocage de l'exode rural, qui ruine artisans et professions intermédiaires (concurrencées par savoirs et techniques issus des pays industrialisés)
  • Quatre phases. Théâtre désertique. Montagne subtropicale. Les grandes villes... Armée professionnelle contre révolutionnaires.
    • Le bref triomphe des élites de Mexico, unies derrière Madero, après le 20 novembre 1910 (lien). Montée des mécontentements...
    • Les classes moyennes urbaines de province - liées au milieu militaire - tente de faire valoir un programme d'ordre. Au printemps 1913, Victoriano Huerta s'impose : pour peu de temps et sur le Mexique central. Ailleurs le chaos règne.
    • Montée en puissance de l'Etat nouveau, marqué par Venustiano Carranza (lien). Rétablissement de l'ordre, mise en place d'une nouvelle constitution
  • Bilan. La victoire des Constitutionnalistes. La Christiade (source).
D. La Russie et les Russes dans la guerre civile (1918-1924) / Nicolas Werth Histoire de l'Union Soviétique (Puf 1990)
  • L'impact de la Première guerre mondiale en 1918, en Russie. Désorganisation économique (dans les campagnes et dans les villes), pertes humaines.
  • Les Russes blancs (+ puissances occidentales) et les peuples périphériques : Baltes, Finlandais et Polonais (Nord-Ouest) ; Caucasiens ; Sibérie...
  • L'organisation économique de la Russie rouge : communisme de guerre. Puis la NEP.
  • Le cas de l'Ukraine : Holodomor (source).
E. L'Espagne et les Espagnols dans la guerre civile (1936 - 1939) / Hugh Thomas La Guerre d'Espagne (Bouquins - Robert Laffont, )
  • Géographie. 505 000 km². Deux littoraux, deux archipels, deux continents. La meseta entaillée par de grandes vallées, dominée par des massifs montagneux. Rigueur et aridité. 20 millions d’Espagnols en 1910. 26 millions en 1940 (pour 40 millions en 2005).
  • L'Espagne républicaine en difficulté économique. La question de la propriété (réforme agraire ratée), du syndicalisme + crispation idéologique (l'Eglise catholique)
  • L'armée derrière la junte ? Franco, l'homme de l'ombre avant la révolution des Asturies (1934)
  • Faire la révolution à Madrid (ou à Barcelone - mai 1937) : un Etat qui se délite peu à peu. Créer un Etat à Salamanque : un chef, des recettes fragiles, mais une économie étatisée. 
  • Les grandes batailles autour de Madrid (automne 36 - hiver 37) : Jarama et Guadalajara. La poche Cantabrique. De Teruel à la frontière française. Un terrain inattendu.

F. La Chine et les Chinois dans la guerre civile (1915 - 1949) / Lucien Bianco Les origines de la Révolution chinoise (Folio - Gallimard, 2007)

vendredi 31 août 2012

Cours - 'Les Etats-Unis'

Examen final
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Les minorités montantes (lien)
Chroniques d'octobre - novembre (lien)
L'indépendance énergétique des Etats-Unis (lien)
Evolution du nombre de grands électeurs de 1960 à 2008 (carte)
La réélection paradoxale d'Obama (carte)


1/9 Les Etats-Unis vieille jeune nation
  • Un melting pot qui pourrait remettre en cause la prééminence de l'anglais (lien).
  • A l'origine, en Virginie (lien)
  • La démocratie en Amérique, revue et corrigée (lien)
  • La rupture-refondation de la guerre de Sécession (lien)
  • L'éternelle décadence (lien)
  • Le crime organisé, illustration de la montée en puissance des EU (lien)
  • Mafia, suite et fin ? (lien)
2/9 L'Amérique du nord-est
  • Vieillissement (lien)
  • Pennsylvanie. Fermeture des mines de charbon (lien).
  • Restent les gaz de schiste (lien). Les opposants sont résolus : voir le documentaire Gasland (lien) !
  • Les bénéfices attendus sont difficiles à évaluer (lien)...
  • Detroit, ses émeutes raciales en 1967 (lien). Le déclin (lien). 
  • Résurrection ou mirage pour les gogos ?
" Le reportage d'Arte arrive avec grande intelligence à mêler les films d'archive témoignant des espoirs premiers de 'Motor City' (2 millions d'hab à l'apogée, 700 000 aujourd'hui), l'histoire des friches industrielles, le déclin des quartiers d'habitations, l'activité des artistes conceptuels s'inspirant des ruines urbaines et enfin la misère des Noirs-Américains.  
Les points remarquables ? La dégradation accélérée de la ville depuis une dizaine d'années à cause de la flambée du prix des matières premières : les pillards arrachent tout ce qui n'est pas entretenu, tout particulièrement le métal. 80 % des habitants sont Noirs, descendants des victimes de la ségrégation qui ont fui le Sud à partir des années 1930. En 1943, les grandes émeutes raciales ont provoqué la mort de 34 personnes à Detroit : essentiellement des Noirs. Beaucoup d'enfants sont éduqués aujourd'hui par leurs grands-parents à Detroit. Les années 80 ont été un tournant : le crack, la prison de masse, l'éclatement des cellules familiales et les illusions de l' "Entertainment". Dans les dernières minutes, l'expérience des jardins maraîchers allègent un peu le ton...  
L'usine Packard, un ancien abattoir, le stade de base-ball, le théâtre transformé en parking, la gare centrale (1913) désaffectée depuis 1988. Une mention spéciale pour le 'jardin des dieux' recréé à partir de douze piliers de béton montant vers le ciel, comme des gigantesques piédestaux. Le plafond est tombé par terre. L'artiste a complété le décor 'naturel' en y posant douze coques de télévision. On ne peut me soupçonner d'empathie par principe. Mais là, quelque chose se passe devant les caméras.
Alors, des erreurs sont commises, essentiellement à cause des témoins interrogés. Certains sont ignorants, d'autres se leurrent. Quelques exemples, qui ne remettent pas en cause l'intérêt du documentaire...  
(1) Le déclin de l'industrie automobile américaine n'est pas "la faute" des petits voitures japonaises ou européennes : un comble d'avancer cet argument tellement entendu dans le sens inverse !  
(2) Les utopies règnent, parfois de façon pathétique : les Noirs-Américains ne sont pas des Africains. Et l'Afrique n'a rien à voir avec l'artiste que l'on voit créer des masques tirés de Tintin au Congo. 
(3) Un peu plus loin, on bute sur des habitants qui croient pouvoir sauver Detroit simplement en se retroussant les manches... Or la génération spontanée n'existe pas : la ville doit être refondée, avec un plan global. La pierre est dans le jardin des hommes politiques ! " Google+
    3/9 Les Etats-Unis : de l'énergie, des grands travaux et des infrastructures
    • La crise de 1929 (vidéo) précède la grande dépression et ses barrages : exemple avec le Hoover dam (vidéo)... Derrière la mythologie, il y a des faits analysés par le Nobel Paul Krugman (lien)
    • La géographie des matières premières énergétiques : déplacement de l'est vers l'ouest (lien)... 
    • L'électricité est produite à partir des barrages, puis des centrales thermiques. Dans les années 1980, le charbon revient en force (lien). Cela amène un étirement des réseaux, et leur fragilisation.
    • Le nucléaire semble retrouver un certain attrait (lien), mais doit justifier de sa non-dangerosité
    • Vieillissement de la population et littoralisation touchent désormais les Etats-Unis. Illustration en Floride (lien).
    • Grands travaux, le retour (lien) ?
    • La dette (lien)...
    4/9 Les Etats-Unis et le risque naturel
    • Le risque volcanique [carte]. Crater lake : le parc national (lien) et son éruption ancienne (lien). La dernière éruption est celle du mont Saint-Helens le 18 mai 1980 (archives et lien ). Demain, le mont Rainier (lien) ?
    • Le risque sismique : outre la Californie, une grande partie de l'ouest des Etats-Unis est concernée. Jusqu'en Alaska : Anchorage, 1964 (lien et photos).
    • Le risque climatique [carte des températures et des précipitations]: vagues de froid, vagues de sécheresse [ou dust bowl en 1930-34 (lien)], tornades (localisation et mécanisme). Il reste que les cyclones frappent plus que d'autres l'imagination [tracés principaux (carte)] : il y a un avant et un après Katrina (lien).
    • Les risques secondaires : avalanches, glissements de terrain et incendies...
    • Les inondations du Mississippi (lien)
    5/9 (Im)puissance agricole et problématique rurale
    • Les Amérindiens (carte) Mal intégrés et souffrant de pathologies sociales [Cf étude canadienne sur le Syndrome d'alcoolisation foetale (2003); le cas des peuples installés aux E.U apparaît dans les pages 21 et suivantes] 'Sauvés' (?) parfois par des ressources (tourisme ou mines) qui accentuent leur repli communautaire. Les transferts de richesse prévus dans la loi (exemple au Canada) transforment les chefs traditionnels en patrons. Le tout sous la surveillance d'un Bureau des Affaires Indiennes décrié (source).
    • Le déclin ancien des densités rurales, y compris dans la vieille Amérique du nord-est (carte). Il se poursuit, malgré l'arrêt de l'exode rural (exemple du phénomène de littoralisation). Le monde citadin est étranger : privé de contact avec le monde animal, sans compréhension de la chaîne alimentaire. La campagne récréative (carte des parcs nationaux) retourne surtout à l'état naturel : ensauvagement ? Deliverance (le duel).
    • Des agriculteurs isolés (feedlots et ranch), subventionnés, peu nombreux, mais au centre du secteur agro-alimentaire. Les ambiguïtés de l'agro-industrie (lien), déjà pointées du doigt par les écologistes (carte de la désertification).
    • Persistance du mythe du Far West ? Pour les touristes (lien) ou les nostalgiques du rodéo (lien) ? En tout cas, Little Big Horn est à vendre : tout un symbole (lien)... !
    6/9 Les Américains déclassés


    "" [...] Le président américain se lève à 7 heures. Il fait tous les jours une heure entière de gymnastique. "Sinon, on craque", a-t-il assuré au journaliste et écrivain Michael Lewis qui l'a suivi pendant des mois pour Vanity Fair. Cardio un jour, poids le lendemain. [...] Obama donne des leçons à ses anciens collègues du Congrès, comme s'il était toujours le prof de droit dans sa salle de classe de Chicago : conseils d'écriture, recommandations sur la manière optimale de serrer la main de l'électeur (toujours le regarder dans les yeux). Un ton qu'il adopte aussi avec ses collègues chefs d'Etat. Quand l'un d'eux lui résiste, Obama lui parle comme le font "les pères lorsque les enfants les déçoivent", selon l'expression de Robert Gibbs, son ancien porte-parole [...]  
    [...] L'ancien prof de droit constitutionnel agace les notables. Il consulte à peine les "éléphants" de la diplomatie américaine. Son équipe, des jeunes issus de son staff au Sénat, se soucie peu des barons de l'époque pré-Internet. [...] Les chefs d'Etat présents cette année à l'assemblée générale de l'ONU ? Il n'en a reçu aucun : ça aurait fait trop de jaloux et il était pris par la campagne. Il a froissé nombre de donateurs, dépités de ne même pas avoir reçu une invitation à un dîner d'apparat à la Maison Blanche. "Il est tellement sûr de lui qu'il ne lui vient pas à l'esprit que les autres ont besoin d'entendre : "Bon travail"", dit l'un de ses anciens collaborateurs. [...] 
    L'establishment washingtonien désapprouve bien sûr le clan de Chicago. Comment le président peut-il dîner tous les soirs en famille plutôt que tisser des liens dans les cocktails ? Ou aller jouer au golf avec Marvin Nicholson, un ancien caddy, paré du titre de "directeur des voyages", plutôt qu'avec des présidents de commissions sénatoriales ? Les caciques assurent qu'il s'agit d'une faute politique.  [...] De son côté, John Boehner a raconté qu'il s'était senti un rien décalé pendant la négociation à la Maison Blanche : "J'étais avec mes cigarettes et mon verre de vin. Obama avec ses Nicorette et son thé glacé."Par rapport à ses prédécesseurs, le président américain apparaît distant, cérébral. Il n'a jamais cessé d'être l'écrivain qu'il voulait être.  [...]  Pour corriger l'impression de froideur qu'il dégage, Obama court les émissions populaires de l'après-midi où on pose des questions plus intimes que dans les talk-shows politiques. La plus grande erreur de perception à son égard ? "Que je suis détaché, comme Spock [le personnage de "Star Trek"]. Ou très analytique, répondait-il en décembre 2011 à l'inusable animatrice Barbara Walters (83 ans). [...]  
    Pour compenser le gouffre culturel qui sépare Obama, intellectuel buveur de thé, des milieux populaires, les conseillers en image ont travaillé. Le président n'apparaît plus qu'avec une bière à la main. Il laboure l'Ohio, terre de cols bleus, avec une chemisette digne du catalogue de Walmart, l'équivalent américain de Carrefour. Il a des arguments de fond, bien sûr. Le chômage est tombé à 7 % dans cet Etat, et cela grâce à l'une des grandes décisions stratégiques de sa présidence : le sauvetage de l'industrie automobile. Mais la perception fait tout. [...]  
    Cible fétiche du Tea Party, le président travaille à rappeler constamment qu'il est chrétien et non musulman, comme s'obstinent à le penser 18 % des républicains, selon un sondage Gallup de juin. Et comme a semblé le croire aussi Madonna - qui s'en est défendue depuis - lors d'un concert le 24 septembre à Washington, même si c'était pour se féliciter qu'un "musulman noir" occupe la Maison Blanche. En février 2012, au National Prayer Breakfast, un rassemblement annuel de quelque 3 000 personnes (membres du Congrès, diplomates, dignitaires étrangers), le président américain a laissé entrevoir un pan de sa vie spirituelle – dont il n'a manifestement pas parlé au journaliste qui a détaillé son compte à rebours matinal pour Vanity Fair. "Je me lève le matin et je dis une brève prière. Je passe un petit moment à lire les Ecritures et les dévotions." Sa politique, dit-il, est directement inspirée de l'Evangile. S'il défend les pauvres et les plus vulnérables, face aux compagnies d'assurances et aux institutions financières, c'est qu'il "croit au commandement de Dieu d'aimer son prochain comme soi-même". [...]   
    • L'égalitarisme, au coeur du contrat social américain (lien), et pourtant directement menacé par l'augmentation de l'écart entre bas et hauts revenus : Les-crises
    • L'Amérique underwater : chômage et prêts immobiliers à rembourser. En dehors du nord-est, le vieux Sud et ses 'néo-confédérés' (lien). Bernie Sanders a fait sensation au Sénat (vidéo)
    • L'insécurité (ressentie ou réelle) et la morale. La question sensible de la peine de mort. La NRA et ses fidèles (lien). 
    • Le mouvement Tea party (lien) ne pointe t-il pas les failles de l'Etat lui-même (lien) ?
    7/9 Périurbanisation et homogénéisation sociale
    • Le Contrat social imaginé par Rousseau, et appliqué aux Etats-Unis (lien)
    • La famille nucléaire, basée par la séparation des générations, unie par les sentiments et scellée par le partage des taches homme / femme prend sa forme contemporaine aux Etats-Unis où le contrôle des naissances devient un modèle de société (histoire). 
    • Le mythe du pavillon accompagne de façon inéluctable l'histoire de la famille américaine. Elle fait son apparition à la télévision américaine en 1964 avec Ma sorcière bien aimée (lien et vidéo) pour une longue carrière : Desesperate housewives (lien) en est-il le dernier avatar ? Au cinéma, American beauty (bande-annonce) représente un tournant. Aujourd'hui, dans la vallée de la Mohawk, les illusions ont disparu. 
    Une famille américaine (type mais pas top) 
    • L'étalement urbain (lien) a commencé en Californie : The barber (lien).
    • Utopie de la densification (lien)...
    • Géographie des banlieues : Grosse Pointe (Mi / lien), Highlands Ranch (Co / lien), Clearwater (Flo / lien) ou Manoa (Hawaï / lien)
      8/9 Les Etats-Unis émiettés
      • Les Américains vieillissent, mais ne se mélangent pas : le melting pot ressemble plus à une utopie qu'à une réalité démographique (lien). L'expression salad bowl décrit un mélange de déception et de fatalisme face à l'avènement d'une société multiculturelle (lien).
      • La ségrégation appartient au passé (chronologie), un passé proche : Mississippi burning et La couleur des sentiments. On balance aujourd'hui entre le constat d'une élévation sociale pour une proportion non négligeable de la minorité noire. La bourgeoisie noire existe, incarnée par Eddy Murphy ou Bill Cosby ici en 2002 rendant un hommage appuyé à Ray Charles ! Harlem est un exemple évident de gentryfication (lien)...
      • Les questions annexes sont centrales dans cette géographie humaine : la pauvreté (lien), la violence scolaire (lien), l'obésité (lien) ou encore de la diffusion de la drogue (lien) renvoient aux minorités sur-représentées dans chacun des registres... Le principal problème concerne l'Etat-providence, qui ne fait plus l'unanimité !
      La frontière menacée : de l'histoire antique (lien) à Traffic (lien)
      • L'hispanisation des Etats-Unis (lien) n'est-elle pas un retour aux sources ?
      9/9 La Californie
      • De la Ruée vers l'or à la Silicon Valley (lien). Dès les années 30, la corruption et le crime organisé dominent la vie californienne: Chinatown (lien). Un bilan contrasté (lien).
      • Politique locale (lien)
      • Cauchemar (lien)
      • Los Angeles (lien)... Pretty Woman (lien) et Beverly Hills Cop en 1984 (lien), en 1987 (lien) et 1994 (lien) En l'espace d'une décennie, l'explosion économique du sud de la Californie apparaît...
      • San Francisco par avion (lien)... The Rock (lien)
      • Crise, version immobilière (lien)

      jeudi 3 mai 2012

      Examen final / Emia 2 Gris

      Le risque sismique dans les Alpes - Maritimes et les risques naturels en Méditerranée.

      Documents : 
      • 27 février 2012. Un séisme de magnitude 4,9 (source)
      • Le dossier 'séisme' sur le site de la mairie de Nice (source)
      • Nice Côte d'Azur, 'un territoire intelligent et durable au service des citoyens' (source)
      Sujet : lien

      jeudi 22 mars 2012

      Cours - 'bassin méditerranéen'

      L'histoire du BASSIN MEDITERRANEEN
      • A l'époque moderne (lien)
      • Le temps des Révolutions (lien)
      • L'empire Ottoman menacé (lien)
      • Colonisation - occupation (lien)
      • Décolonisation - instrumentalisation (lien)


      3/10. Le Maroc


      4/10. La Tunisie et la Libye
      • Fond de carte (lien)
      • Situation démo-linguistique de la Tunisie (lien) et de la Libye (lien).
      • La cité de Leptis Magna classée au patrimoine mondial de l'Unesco (lien) : documentaire à revoir en replay jusqu'au 5 mai...
      " Il faut voir ce reportage d'Arte sur la grande cité antique de Leptis Magna. J'ai été impressionné par l'importance du legs des archéologues italiens. Sans eux, pas de redécouverte du site (à partir de la colonisation en 1910), pas de restauration, et pas de mise en valeur du site.
      Cela dit sans oublier la dureté de la conquête, et les arrières-pensées de Mussolini à propos de ce qu'il a appelé 'la quatrième côte de l'Italie'...
      On retrouvera également toute la perversité de Kadhafi qui a visiblement su utiliser à merveille les ruines de Leptis pour faire 'chanter' les gouvernements italiens : la demande de restitution de statues volées implique quasiment la demande de réparation pour les torts causés par la colonisation.
      Le documentaire montre qu'aujourd'hui encore, trop de Libyens ignorent leur patrimoine ; donc leur histoire. Il y a bien pire. Pour un certain nombre - combien d'entre eux ? - les vieilles pierres ont été apportées par les Italiens : latinité extérieure à eux, alors que leur pays fut d'abord phénicien (donc africain) puis byzantin.
      Le documentaire fait en outre le parallèle entre Caracalla (le fils de l'empereur Septime Sévère, natif de Leptis), responsable de la décrépitude de la cité, et la période contemporaine. La ville a brillé à une époque où le commerce était développé entre les deux bords de la Méditerranée. 
      Sous Kadhafi, l'argent du pétrole n'a pas servi à redonner à la Libye sa prospérité perdue : les vues de l'arrière-pays de Leptis témoignent de la pauvreté de l'activité agricole, limitée à l'élevage de chèvres. Partout le désert gagne. Espérons que les choses changent à l'avenir... " [source]
      • La politique migratoire du régime Kadhafi s'intégrait dans sa politique de rapprochement avec les pays européens (source). L'immigration régulière sert l'économie des pays de l'UE (exemple en Italie). Pour le reste, la Libye de K. accepte de lutter contre l'immigration irrégulière... Qui continue (lien) !
      • Le modèle économique était devenu celui des pays du Golfe persique : grâce aux exportations pétrolières (carte). La manne pétrolière n'a pas sauvé le régime (lien). Exemple de grand projet pharaonique : la grande rivière artificielle présentée en 2007 dans un rapport officiel... français ; qui ne fait pas l'unanimité (lien).
      • La menace islamiste. On balance entre l'acceptation épineuse (Tunisie) et la distinction artificielle (Libye). De toutes façons, c'est l'Italie qui avait le plus à perdre... (lien).
      • Conclusion. Fallait-il aider le CNT à renverser Kadhafi ? Post Antée.

        5/10. L'Algérie
        • Fond de carte (lien)
        • Situation démo-linguistique (lien)
        • La jeunesse algérienne, dans un pays où les 2/3 des habitants ont moins de trente ans ('Vague, vaguelettes et fossé').
        Le reportage d'Arte sur la jeunesse algéroise commence à 20' et se termine à 46'... On y croise trois groupes, avec une immense détresse et l'échec intégral de l'Etat FLN. Les trois rappeurs forcent le respect, malgré leur apparence un peu 'décalée'. Ils ressemblent aux jeunes dont se moquaient les Inconnus il y a vingt ans. Leur langue suscite toutefois mon admiration, tant ils jonglent avec facilité entre l'arabe et le français. Le plus tragique n'est pas seulement leur désespoir, mais le fait qu'ils ne parviennent même pas à imaginer un avenir 'réalisé'. Quand l'un deux réclame sa "part de gâteau", il jette le regard crû sur la pratique du pouvoir algérien. 
        On a envie de suivre les 'modernistes', derrière le fils d'une institutrice, Abdou. Ils allient courage et lucidité. Ils sont dans une démarche type 'droits civiques' aux arguments imparables. Et ils mettent le régime devant ses contradictions. Le téléspectateur les associe facilement au couple d'Algériens plus âgés, probablement nés avant 1962, que l'on découvre un peu plus loin. Dans le café 'SOS Bab-el-Oued' qu'ils ouvrent aux jeunes pour des débats, des portraits de Boumediene et de Guevara. Soudain on pense aux promesses chimériques de la Révolution. 
        La question religieuse arrive à 28'33, même si Abdou explose dans l'instant précédent à propos du block-out imposé aux Algérois tous les soirs (pour plaire aux islamistes, mais sans aucune justification d'ordre juridique) ou à propos du projet de Bouteflika de construire une mosquée gigantesque à Alger (coût 1 milliard de $) alors que des milliers d'Algérois attendent un logement décent. 
        De fait, l'ISLAMISME qui menace l'Algérie 'tient boutique' en plein jour, dans un immeuble rutilant payé depuis le Golfe. Sur fonds étrangers, il vise à endoctriner des jeunes sans esprit critique. Avec les mêmes tuyaux et moyens techniques ('cours de communication positive' et roses de papier blanches) que celles employées dans les sectes nord-américaines. 
        La première scène donne le ton, avec un hymne répété par tous les participants : "Le peuple algérien est d'abord musulman, et ensuite il appartient au monde arabe". Pour le reste, il n'y a que du vieux dans les séances de préparation des adeptes : ils doivent suivre des règles précises avant de rejoindre la rue et le contact des non-initiés. Les jeunes endoctrinés doivent rester en groupe, ils doivent soigner leur apparence (sourire, habits impeccables) et parler calmement de choses banales. On n'attire pas les mouches avec du vinaigre. La doxa décérébrante, c'est pour après. 
        Parmi ceux qui s'expriment à visage découvert, aucun ne parle la langue locale. Les cadres viennent du Proche-Orient. On subodore la patte du Hamas et du Hezbollah... Surtout en entendant l'un d'entre eux parler de la 'civilisation' de l'Islam. Cela fait froid dans le dos, car l'avenir qu'ils préparent pour l'Algérie est un camouflet à l'histoire (cf 'Geographedumonde') . Et à la géographie ! Ces islamistes veulent transformer la Méditerranée en Golfe Persique. Mais ces islamistes circulent dans la rue sans être gênés par la police. " [source]

        • Le pétrole algérien... Ou saharien : 'L'histoire secrète du pétrole algérien'. En tout cas, les dividendes échappent aux Algériens : Algérie à pleurer. A Hassi Messaoud, terre d'origine en 1956, l'histoire est toutefois tragique (lien).
        • Le terrorisme est-il fabriqué en Algérie (lien) ? Les manipulations commencent dès l'indépendance : historique. Le GIA naît grâce au concours des services algériens (lien). Le 14 septembre 1998, on apprend la création du GSPC (lien). Aqmi remplace le précédent (lien).
        • Alger. Avant-hier (avant l'indépendance), hier (répression des années 1990, inondations de nov. 2001), et aujourd'hui : A Alger, hier est comme aujourd'hui.
        • Conclusion : le FLN totalement discrédité...

        6/10 L'Egypte
        " Les termes du sujet donnaient les clefs pour poser une problématique. D'un côté le Nil semble n'appartenir qu'à un seul (l'Egypte), avec tous les problèmes que l'on peut imaginer en terme de relations internationales, en particulier dans la répartition de la ressource en eau entre pays situés en amont et pays situés en aval. De l'autre, le bassin-versant définit l'ensemble des territoires délimités par une ligne (imaginaire) de séparation des eaux. Au sein d'un bassin-versant, les ruisseaux et cours d'eau convergent en direction d'un seul. Ici, il s'agit d'un fleuve puisque le Nil se jette dans la Méditerranée, après la traversée d'un delta. La lettre grecque a justement inspiré le nom de cette forme géographique qui achève la vallée ['Cancuneries']  
        Le bassin-versant du Nil [dossier-cartes] réunit par conséquent une dizaine de pays du nord-est de l'Afrique, dont les principaux sont l'Egypte, le Soudan et l'Ethiopie. Je signale aux distraits et aux ignorants que la Turquie et l'Afghanistan n'en font pas partie. Que l'on ne me soupçonne pas de tirer une perle exceptionnelle. Je cite ces deux pays, parce que plusieurs candidats les ont évoqués. Mais un bassin-versant, ce n'est pas qu'une zone de conflits. Et le Proche-Orient peut être un sujet d'étude en dehors des questions de rivalités régionales, de tensions communautaires et/ou religieuses. Dans un bassin-versant rassemblant au bas mot deux cents millions d'habitants dont une majorité survit avec moins d'un dollar par jour et par habitant, la question de l'eau exclut directement ou indirectement toutes les autres [dossier OCDE / Ethiopie]. C'est la maîtrise de l'irrigation qui a conduit une frange de la paysannerie égyptienne à sortir du sous-développement. Encore faut-il montrer que cette réussite est ambiguë.  
        Les connaissances historiques des candidats étaient ici essentielles pour comprendre et organiser une analyse du sujet. Beaucoup ont cru bon de placer des connaissances imprécises sur l'Egypte pharaonique. Tous ont omis de préciser que celle-ci débordait très largement au sud de la frontière séparant l'Egypte et le Soudan actuels [document]. La Nubie compte sans doute autant que la moyenne et la basse vallée du Nil. Mais Nasser importait bien davantage. Il a été oublié par les candidats. L'ancien officier libre devenu dirigeant de l'Egypte en 1952 (à 34 ans) a prétendu guider le monde arabe ou influencer les pays non-alignés ? C'était le responsable du grand barrage d'Assouan qui comptait dans le cadre du sujet. Quels étaient les soutiens financiers de l'Egypte ? Quels ingénieurs ont-ils apporté leur aide ? Quelles décisions politiques, économiques, ou encore militaires ont été prises en fonction d'un objectif unique : maîtriser le Nil ?  
        On ne peut pas affirmer que les candidats ont montré de la mauvaise volonté, ni oublié les impératifs d'une dissertation. Il manquait néanmoins à une majorité des connaissances approfondies : un bassin-versant comme celui du Nil nécessite l'étude des régimes hydrographiques (équatorial, tropical à saisons alternées, semi-aride, aride), de la répartition de l'alimentation entre le Nil Bleu (Ethiopie), le Nil Blanc et les principaux affluents. Il fallait décrire la vallée principale, avec l'alternance saisonnière entre crues et étiages, entre lit mineur et lit majeur [dossier]. A ce titre, les candidats ont décrit les seules conséquences négatives des aménagements et des activités agricoles. C'est manifestement abusif. Certes, le barrage d'Assouan a modifié le milieu ; mais il a quand même préservé la population de la vallée d'inondations catastrophiques. De la même façon, les agriculteurs utilisent des intrants (pesticides, engrais) mais les famines ont disparu d'Egypte.  
        Au fond, le sujet permettait d'aborder un extraordinaire paradoxe de l'Egypte nassérienne. Le développement du pays par l'agriculture irriguée et par l'industrie (électricité d'origine hydraulique) a conduit le pays dans une sorte d'impasse. La focalisation sur le Nil se retrouve même dans les investissements réalisés dans le secteur touristique, basé sur l'exploitation des ressources archéologiques ['Nasser à rien']. Les ruraux n'ont cessé de soutenir le régime. Celui-ci les a privés par démagogie et clientélisme d'une révolution. L'agriculture égyptienne n'est ni modernisée, ni économe en eau, ni basée sur des grandes exploitations mécanisées. Les paysans sont nombreux, (trop) féconds et ignorent un monde urbain davantage tourné vers l'extérieur, agité par de nouvelles aspirations, plus ou moins contradictoires ['80 millions d'Egyptiens']. Les Occidentaux amateurs de croisières sur le fleuve attirent et en même temps suscitent pour de nombreuses raisons le mépris. L'Egypte est indépendante. Mais en dépendant exclusivement du Nil et du barrage, le pays accumule les fragilités. Le gouvernement après le départ d'Osni Moubarak aura pour tache de sortir l'Egypte de cette impasse. Car les autres pays présents dans le bassin-versant utiliseront à terme leur part de la richesse en eau.  
        Sauf à provoquer une guerre très improbable, Le Caire devra accepter cette répartition de la ressource hydrique, en particulier avec les deux grands pays de cette partie de l'Afrique, le Soudan et l'Ethiopie [dossier]. L'échec (relatif) du nassérisme peut toutefois être transposé aux pays visés. Ainsi, l'irrigation à partir du Nil bleu ne permettra pas aux Ethiopiens de sortir de la misère. Le développement passe en effet par une diversification des activités et l'augmentation des échanges ; une gestion internationale et pacifiée des eaux du Nil s'impose donc à plus d'un titre [...] "
        7/10 Israel - Territoires palestiniens
        • Carte vue de Tel-Aviv. Ou non.
        • Situation démo-linguistique : lien.
        • Le discours de Benjamin Netanyahu devant le Congrès américain le 24 mai 2011 (deuxième moitié) et sa critique...
        " [...] Je suis prêt à faire des compromis douloureux pour parvenir à cette paix historique. En tant que leader d’Israël, il est de ma responsabilité de diriger mon peuple vers la paix. Ce n’est pas facile pour moi. Je reconnais que, dans une paix véritable, nous serons obligés de renoncer à des parties de la patrie juive. En Judée-Samarie, le peuple Juif n’est pas un occupant étranger. Nous ne sommes pas les Britanniques en Inde. Nous ne sommes pas des Belges au Congo.
        C’est la terre de nos ancêtres, la terre d’Israël, sur laquelle Abraham a amené l’idée d’un Dieu unique, où David a entrepris de faire face à Goliath, et où Esaïe a eu une vision de la paix éternelle. Aucune distorsion de l’histoire ne peut nier un lien vieux de quatre mille ans entre le peuple Juif et la terre juive.
        Mais il y a une autre vérité: Les Palestiniens partagent cette petite terre avec nous. Nous cherchons une paix dans laquelle ils ne seront ni les sujets d’Israël, ni des citoyens d’Israël. Ils doivent mener une vie de dignité nationale comme un peuple libre, viable et indépendant dans leur propre État. Ils doivent jouir d’une économie prospère, où leur créativité et leur initiative pourront prospérer. [...]
        Nous avons aidé l’économie palestinienne en supprimant des centaines de barrières et d’obstacles à la libre circulation des biens et des personnes. Les résultats ont été tout simplement remarquables. L’économie palestinienne est en plein essor. Elle est à plus de 10% par an.
        Les villes palestiniennes ont aujourd’hui une apparence très différente de ce qu’ils étaient il y a quelques années. Ils ont des centres commerciaux, des cinémas, des restaurants, des banques. Ils ont même des e-business. Tout cela se produit sans la paix. Imaginez ce qui pourrait arriver avec la paix. La paix qui pourrait annoncer un nouveau jour pour les deux peuples. Elle sera l’aboutissement du rêve d’une paix réaliste.
        Alors maintenant, voici la question. Il faut la poser. Si les avantages de la paix avec les Palestiniens sont si clairs, pourquoi la paix nous a échappé? Les six Premiers Ministres israéliens depuis la signature des accords d’Oslo ont convenu d’établir un État palestinien. Moi y compris. Alors, pourquoi la paix n’a pas été obtenue ? Parce que jusqu’à présent, les Palestiniens ont été réticents à accepter un État palestinien si cela signifiait l’acceptation d’un État juif à côté.
        Vous voyez, notre conflit n’a jamais été sur la création d’un État palestinien. Il a toujours été l’existence de l’État juif. Voilà sur quoi porte ce conflit. En 1947, l’Organisation des Nations Unies a voté la partition en un État juif et un État arabe. Les Juifs ont dit oui. Les Palestiniens ont dit non. Ces dernières années, les Palestiniens ont deux fois refusé l’offre généreuse des Premiers Ministres israéliens d’établir un État palestinien sur presque tous les territoires conquis par Israël dans la guerre des Six Jours.
        [...] Je serai prêt à faire un compromis de grande envergure. Ce compromis doit refléter les changements démographiques qui ont eu lieu depuis 1967. La grande majorité des 650.000 Israéliens qui vivent au-delà des lignes de 1967 résident dans les quartiers et les banlieues de Jérusalem et du Grand Tel Aviv. Ces zones sont densément peuplées, mais géographiquement assez faible. En vertu de tout accord de paix réaliste, ces zones, ainsi que d’autres endroits d’importance stratégique, seront intégrés dans les frontières définitives d’Israël.
        Le statut des implantations ne sera décidé que dans des négociations. Mais nous devons aussi être honnêtes. Alors je dis quelque chose aujourd’hui qui doit être dit publiquement par toute personne sérieuse sur la paix. Dans tout accord de paix mettant fin au conflit, certaines implantations se retrouveront au-delà des frontières d’Israël. La délimitation précise de ces frontières doit être négociée. Nous allons être très généreux sur la taille d’un futur État palestinien. Mais comme dit le président Obama, la frontière sera différente de celle qui existait au 4 Juin 1967. Israël ne reviendra pas sur les lignes indéfendables de 1967.
        Nous reconnaissons qu’un État palestinien doit être assez grand pour être viable, indépendant et prospère. Le président Obama a à juste titre référé à Israël comme la patrie du peuple Juif, tout comme il a évoqué le futur État palestinien comme la patrie du peuple palestinien. Les Juifs du monde entier ont le droit d’immigrer dans l’État juif. Les palestiniens du monde entier devraient avoir le droit d’immigrer, s’ils le désiraient, dans un État palestinien. Cela signifie que le problème des réfugiés palestiniens sera résolu en dehors des frontières d’Israël.
        Quant à Jérusalem, seul un Israël démocratique a su protéger la liberté de culte pour toutes les religions dans la ville. Jérusalem ne doit jamais être divisée. Jérusalem doit rester la capitale unifiée d’Israël. Je sais que c’est une question difficile pour les Palestiniens. Mais je crois qu’avec de la créativité et de la bonne volonté une solution peut être trouvée.
        C’est la paix que je prévois de conclure avec un partenaire palestinien attaché à la paix. Mais vous savez très bien que, dans le Moyen-Orient, la seule paix qui tiendra sera une paix que vous pourrez défendre.
        Donc, la paix doit être ancrée dans la sécurité. Ces dernières années, Israël s’est retiré du sud Liban et de Gaza. Mais nous n’avons pas la paix. Au lieu de cela, nous avons eu 12.000 roquettes tirées à partir de ces zones sur nos villes, sur nos enfants, par le Hezbollah et le Hamas. Les casques bleus de l’ONU au Liban ont échoué à empêcher la contrebande de ces armes. Les observateurs européens dans la bande de Gaza se sont évaporés du jour au lendemain. Donc, si Israël quitte simplement les territoires, les flux d’armes dans un futur État palestinien ne seront pas contrôlés. Des missiles tirés à partir de ces territoires pourraient atteindre presque tous les foyers en Israël en moins d’une minute. Je veux que vous y pensiez. Imaginez qu’aujourd’hui, nous avons tous moins de 60 secondes pour trouver un abri lors d’un tir de missile. Souhaitez-vous vivre de cette façon? Souhaite-t-on vivre de cette façon? Eh bien, vous ne le voulez pas et nous non plus.
        La vérité est qu’Israël a besoin de mesures de sécurité uniques en raison de sa taille unique. Israël est l’un des plus petits pays du monde. Monsieur le Vice-Président, je vais vous illustrer cela. C’est plus grand que le Delaware. C’est également plus grand que Rhode Island. Mais c’est tout. Israël sur les lignes de 1967 ferait la moitié de la largeur du périphérique de Washington.
        Maintenant, un peu de nostalgie. Je suis arrivé à Washington il y a trente ans en tant que jeune diplomate. Il m’a fallu un certain temps, mais j’ai finalement réalisé : Il y a une Amérique au-delà du périphérique. Mais Israël, sur les lignes de 1967, ferait seulement de 11 km de large. Voilà pour la profondeur stratégique.
        Donc, il est donc absolument vital pour la sécurité d’Israël qu’un État palestinien soit pleinement démilitarisé. Et il est essentiel qu’Israël maintienne une présence militaire le long du Jourdain. Les mesures de sécurité solides sur le terrain sont nécessaires non pas seulement pour protéger la paix, elles sont nécessaires pour protéger Israël au cas où la paix se défaisait. Dans notre région instable, personne ne peut garantir que nos partenaires de paix d’aujourd’hui seront encore là demain. [...]
        Et le Hamas n’est pas un partenaire pour la paix. Le Hamas reste engagé à la destruction d’Israël et au terrorisme. Ils ont une charte. Cette charte appelle non seulement à l’effacement d’Israël, mais demande de « tuer les Juifs partout où vous les trouverez ». Le chef de file du Hamas a condamné le meurtre d’Oussama ben Laden et l’exalte comme un guerrier saint. Maintenant encore, je veux que ce soit clair. Israël est prêt à s’asseoir aujourd’hui et à négocier la paix avec l’Autorité palestinienne. Je crois que nous pouvons façonner un brillant avenir de paix pour nos enfants. Mais Israël ne négociera pas avec un gouvernement palestinien soutenu par la version palestinienne d’Al-Qaïda.
        Alors je dis au président Abbas : déchirez votre pacte avec le Hamas! Asseyez-vous et négociez! Faites la paix avec l’État juif ! Et si vous le faites, je vous le promets. Israël ne sera pas le dernier pays à reconnaître un État palestinien en tant que nouveau membre de l’Organisation des Nations Unies. Il sera le premier à le faire.
        Mes amis, depuis les essais monumentaux du siècle dernier jusqu’au déroulement des événements de ce siècle, tout témoigne du rôle décisif des États-Unis dans la promotion de la paix et la défense de la liberté. La providence a confié aux États-Unis d’être le gardien de la liberté. Tous les peuples qui chérissent la liberté ont une dette de gratitude profonde à l’égard de votre grande nation. Parmi les nations les plus reconnaissantes, il y a ma nation, le peuple d’Israël, qui a combattu pour sa liberté et sa survie dans des conditions impossibles, dans les temps anciens comme modernes.
        Je parle au nom du peuple Juif et de l’État juif quand je vous dis à vous, représentants de l’Amérique, que je vous remercie. Merci pour votre soutien indéfectible à Israël. Merci de veiller à ce que la flamme de la liberté brûle à travers le monde. Que Dieu vous bénisse tous. Et que Dieu bénisse à jamais les États-Unis d’Amérique. "

        • Le développement agricole, depuis les années 1880 ['Israël, tourne-toi'] jusqu'aux kibboutz (dossier statistique). Le maintien du potentiel à partir de la seconde Intifada s'explique par une modification de la politique migratoire : arrivée d'une main d'oeuvre à l'origine lointaine, légalement ou non (source). Sur les implications géopolitiques de la rareté de la ressource en eau : rapport d'information de l'Assemblée Nationale déposé en décembre 2011 (pages 110 et suivantes).
        • La périurbanisation fait d'Israël un Etat normal, donc fragile. La question dépasse la seule évolution de l'agriculture : 'Le puits sans fonds'. L'histoire des Israéliens citadins doit plus à Tel-Aviv, créée de toute pièce en 1909 à proximité de l'antique Jaffa (source), qu'à Jérusalem : voir après. Dans la capitale israélienne, les problèmes sont nombreux : exiguïté, vieillissement du centre, transports (source). L'éclatement de la bulle immobilière permettra peut-être un retour à la normale ; sans certitude (source).
        • Jérusalem : capitale depuis décembre 1949, réellement transformée comme telle en 1980. Mais Jérusalem la pure se construit dans l'ombre de Tel-Aviv la cosmopolite, dans une logique d'étalement par colonis... Le dessous des cartes s'est intéressé au tramway.
        • Pour les Territoires palestiniens, le contraste est fort entre Gaza, prison à ciel ouvert [sous la menace de coupures d'électricité (source)] et la Cisjordanie en pleine renaissance : 'Palestine, perd et passe'


        8/10 La Turquie

        • Fond de carte (lien). Un pays sous la menace sismique (source), avec en particulier la faille nord-anatolienne (source). Le 17 août 1999, séisme de grande magnitude (source) à Izmit (carte).
        • Données démo-linguistiques (lien).
        • La révolution linguistique de Mustapha Kemal, ou Dil divrimi (lien
        " Dans la réalité, cependant, les choses sont moins simples qu'elles ne le paraissent au premier abord. La Turquie nouvelle est certes foncièrement anticléricale ; mais elle n'est pas antireligieuse. L'Islam y a sa place en tant que source de vie spirituelle et élément de la culture nationale. Non pas toutefois l'Islam sclérosé de l'ancien régime. Le programme kémaliste est ambitieux. Il vise à la modernisation de la religion, à la mise en place d'un Islam totalement débarassé de ses tendances obscurantistes et imprégné des idéaux de la jeune République.
        Pour  mener à bien une telle entreprise, le gouvernement d'Ankara n'est pas dépourvu de moyens d'action. Par un singulier paradoxe, en effet, le nouveau régime, aussi laïque qu'il soit, a créé au moment de l'abolition du khalifat une 'Direction des Affaires religieuses' placée sous la tutelle directe du Premier Ministre. Héritier des instances supprimées en mars 1924, cet organisme a été doté de pouvoirs considérables. Toutes les mosquées, tous les mausolées, tous les couvents du pays lui sont rattachés. C'est lui qui nomme ou destitue les chefs de prière (imam), les prédicateurs, les cheiks, les muezzins et les divers autres serviteurs du culte. C'est lui qui désigne les muftis chargés de l'interprétation du droit canon. C'est lui aussi qui élabore et publie les ouvrages destinés à l'enseignement de l'Islam. C'est de lui enfin que dépendent les établissements spécialisés dans la formation des hommes de religion. En somme, par le biais de cette 'Direction', Mustapha Kemal et ses collaborateurs ont la possibilité d'exercer un contrôle permanent sur l'appareil clérical turc et peuvent même songer à orienter à leur guise la vie religieuse du pays.
        A l'époque de la visite d'Herriot en Turquie, le processus de remodelage de l'Islam y est déjà solidement amorcé. Dès 1924, le gouvernement a remis sur pied, en remplacement des anciens 'medrese', tout un réseau d' 'écoles de prédicateurs' chargées de former des hommes de religion adaptés aux nécessités du kémalisme. Par la suite, il y a eu bien d'autres réformes : création d'une Faculté de théologie 'moderne' à Istanbul, turquification des sermons ('hutbe') jusque là prononcés en arabe, turquification de l'appel à la prière, rénovation du rituel, élaboration de nouveaux livres de prière et de nouveaux manuels de morale religieuse. Toutes ces innovations doivent conduire au même but : la transformation de l'Islam en religion nationale et progressiste.
        Même le nom de Dieu a changé. Parce que Kemal l'a voulu, 'Allah' a dû céder la place à 'Tann', vieux mot turc d'Asie centrale." in Mustapha Kema invente la Turquie moderne / Paul Dumont - Editions Complexe (pages 158 et 159)
        • Si les militaires sont partis, les islamistes ont quant à eux pris les rênes du pouvoir, derrière Recep Erdogan (lien), un premier ministre devenu une référence pour les révolutionnaires du Printemps arabe (lien) : La voie turque contre l'impasse ottomane.
        • Aucune des frontières avec l'extérieur n'est incontestée, comme en témoignent les relations de la Turquie avec ses voisins : l'Arménie (lien), la Syrie (lien) ou encore la Grèce. Dans ce dernier cas les considérations économiques équivalent celles d'ordre politique ou religieux : Les evzones de mer.
        • Istanbul, la plus grande métropole européenne (17 millions d'habitants), par l'arrivée chaque année de milliers de ruraux déracinés qui votent AKP et qui vivent souvent dans des quartiers précaires Le barbare avait de l'humour...

        9/10 L'UE méditerranéenne...
        • Une zone à risques naturels, climatique - cours - mais surtout sismique : voir cartes de Méditerranée orientale, centrale ou occidentale
          • Le 29 mai 2012... Réplique de celui du 20 mai, avec un épicentre très proche de la surface (lien). Les dégâts sont importants, sur des édifices fragilisés. Les autorités pressées par l'opinion procèdent à des évacuations ciblées dans le bassin du Pô ; jusque sur ses rebords alpins (lien)
        • Entre montagne et littoral : Exemple de la côte dalmate ex-yougoslave (lien) ou de l'Albanie, avec ses dérivés démo-linguistiques et géopolitiques (lien). 
          • Le tourisme a inversé la hiérarchie, non sans douleur (Provence, Corse) : problème de la ressource en eau malgré les usines de dessalement (lien).
        • Des pays longtemps caractérisés par des économies duales aujourd'hui tiraillés entre leurs régions industrialisées et développées - exemple de l'Italie du nord - et leurs régions combinant la nouvelle trilogie méditerranéenne : 
          • Agriculture ayant bénéficié de la PAC (avec emploi de main d'oeuvre clandestine), 
          • Activité touristique basée sur le patrimoine ou sur des stations intégrées (produisant du chômage) et 
          • Retraites pour une population vieillissante. Les limites apparaissent en Andalousie (lien).
        • Des Etats faiblement centralisés, avec des régions à fortes autonomies, quand il ne s'agit pas d'îles (Crète, Sicile, Sardaigne, Corse) : exemple de Rome au nord du Mezzogiorno
          • L'Etat est acteur économique autant que politique. Il assure la cohésion, envers et malgré tout : exemple de la guerre civile grecque qui s'achève en octobre 1949 (lien).
          • Le tout sans éviter des phénomènes de macrocéphalie, comme à Athènes (plan), dont toutes les difficultés se sont exprimées lors des dernières élections (lien).
        • Des Etats fragiles qui ont court-circuité (ou qui n'ont pu empêcher leur marginalisation) les structures traditionnelles (Eglise, communautés villageoises, familles, etc.). Ils se trouvent aujourd'hui concurrencés
          • Organisations mafieuses en Italie (lien), 
          • Groupes criminels jouant sur les questions ethniques (lien), ou 
          • Simple corruption ; dans les Baléares, un système politique...
        • Pour les Etats concernés, l'intégration européenne a échoué. La spécialisation de l'UE méditerranéenne ne pouvait suivre le schéma de la Sun Belt ; les Etats ne courant plus le risque de dévaluations de leurs monnaies ont de surcroît profité pendant deux décennies d'un afflux de liquidités. Il en résulte
          • Une déroute financière pour un Etat en faillite (Grèce) ou un autre (Italie) dont on ne voit pas comment il se sortira de l'ornière. 
          • Une bulle immobilière devenue non maîtrisée (France)
          • Des banques sans trésorerie qu'il faut sauver : exemple de Bankia (Espagne).