samedi 10 décembre 2011

TD - EMIA 2 Gris 2018


TD n°1/15 - LOS ANGELES : la 'ville - monde'
  • Une aire urbaine immense, contrainte par la géographie physique et humaine (lien / carte). L'histoire de la ville se confond avec celle de l'automobile et du cinéma (lien) : carte de 1909. La réalité migratoire est celle d'une marge au contact avec (dans ?) le monde latino-américain (lien).
  • Le risque de sécheresse et d'incendieLa jungle urbaine de Los Angeles  (automne 2006  lien)]. La pénurie d'eau implique une dépendance grandissante vis-à-vis de ressources lointaines (lien). En 1938, Los Angeles subit la pire inondation de son histoire (lien).
  • Une convergence de problèmes urbains parmi lesquels les problèmes de circulation occupent une place prépondérante illustrés par l'extension du réseau routier et son encombrement constant : échec de la ville autoroutière ? [Film Chute libre]. 
  • L'homogénéité sociale entraîne une spécialisation territoriale en fonction des revenus ou de l'origine géographique. Beverly Hills (quartier huppé sur les hauteurs) et ses villas à plusieurs millions d'euros (lien). Le quartier de Skid Row - carte -  (lien)...
  • Régulation de la violence ? La LAPD recense 450 gangs dans l'agglomération (lien) : reportage. [Meurtre en plein jour (ici), prostitution (ici) ou économie de la drogue (lien)]. Les statistiques de 2015 sont mauvaises (lien)
  • Les émeutes urbaines de 1992 restent dans les mémoires (lien) - commémorations discrètes (lien) - avec la mobilisation de la garde nationale.


TD n°2/15 - TEL-AVIV, JERUSALEM et les villes israéliennes 
  • Des marches ottomanes jusqu'à la colonisation périurbaine en Cisjordanie, histoire d'une disparition du fait urbain jusqu'à son triomphe (relatif). Le sionisme - utopie à la fois rurale et urbaine - se banalise et le kibboutz se fond dans la banlieue périurbaine; désillusion garantie (lien).
  • Le risques naturels correspondent à ceux de la zone méditerranéenne : contexte sismique (lien) et faiblesse pluviométrique. La pénurie en eau pousse toutefois les autorités israéliennes à forcer leur projet géopolitique initial (Dessous des Cartes), car les ressources superficielles et/ou profondes manquent; contrairement à la Californie.  
  • Tel-Aviv, est créée en 1909 près du vieux port arabe de Jaffa dans un contexte international de remise en cause de la ville dense (populeuse et dangereuse). Ses urbanistes s'inspirent  (plus ou moins) des travaux de Salomon Howard sur la ville-jardin. Les premiers sont Britanniques (lien). Plus d'un siècle après, la ville concentre les qualités fragiles de la société israélienne (lien).
  • Jérusalem s'étale sur les territoires environnants (lien) et les problèmes de transport s'intensifient à l'échelle de la métropole; entre autres choses. Alors, vive le tramway (lien et carte) !? On peut jauger l'homogénéité sociale à l'aune des quartiers haredi (lien) et des bus (lien). Si les orthodoxes s'opposent à la colonisation (lien), ce n'est pas le cas des Israéliens de fraîche date : exemple des ex-citoyens soviétiques (lien).
  • Le risque d'attentat terroriste s'éloigne (statistiques et lien), mais les attaques individuelles s'intensifient (lien). La peur de la ville et des transports. Le résultat ? Des milliers d'Israéliens périurbains se trouvent dans le rayon d'action des roquettes tirées depuis les territoires palestiniens : Un très grand fossé.



TD n°3/15 - ALGER, de l'urbanisme opérationnel aux problèmes de gestion
  • Alger (port barbaresque et ville ottomane - plan) : de la baie large et sableuse (1858) à l'agglomération métropolitaine. Le 5 juillet 1830, les Français débarquent (document). Puis ils partent. La bataille d'Alger commence en 1956, par une vague d'attentats à l'été puis à l'automne : source2000 ans d'histoire, de Patrice Gélinet (première partie) / La deuxième partie évoque la répression.
  • Une Californie version algéroise. Urbanisation avant et après. L'échec politique, économique et l'explosion urbaine créent les conditions d'un printemps algérien (1988). Répression à Alger. 1990. Nomination du général Nezzar (qui justifie la manière forte). Début de la deuxième guerre d'Algérie... : le FIS, le tremblement de terre de 2003.
  • Novembre 2001, inondations de Bab-El-Oued : première, deuxième et troisième partie. La Casbah classée au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1992 (source Unesco) souffre d'un manque d'entretien et d'une paupérisation des habitants.
  • Cinquante ans après l'indépendance, la ville ancienne reste à reconstruire et l'agglomération s'est étendue, avec ses quartiers pour privilégiés et ses bidonvilles. Algérie à pleurerLes déçus... et A Alger, hier est aujourd'hui
  • La jeunesse rêve d'ailleurs.
" Le reportage d'Arte sur la jeunesse algéroise fait se croiser trois groupes, tous reflétant l'immense détresse et l'échec intégral de l'Etat FLN. Les trois rappeurs forcent le respect, malgré leur apparence un peu 'décalée'. Ils ressemblent aux jeunes dont se moquaient les Inconnus il y a vingt ans. Leur langue suscite toutefois mon admiration, tant ils jonglent avec facilité entre l'arabe et le français. Le plus tragique n'est pas seulement leur désespoir, mais le fait qu'ils ne parviennent même pas à imaginer un avenir 'réalisé'. Quand l'un deux réclame sa "part de gâteau", il jette le regard crû sur la pratique du pouvoir algérien. 
On a envie de suivre les 'modernistes', derrière le fils d'une institutrice, Abdou. Ils allient courage et lucidité. Ils sont dans une démarche type 'droits civiques' aux arguments imparables. Et ils mettent le régime devant ses contradictions. Le téléspectateur les associe facilement au couple d'Algériens plus âgés, probablement nés avant 1962, que l'on découvre un peu plus loin. Dans le café 'SOS Bab-el-Oued' qu'ils ouvrent aux jeunes pour des débats, des portraits de Boumediene et de Guevara. Soudain on pense aux promesses chimériques de la Révolution. 
La question religieuse arrive à 28'33, même si Abdou explose dans l'instant précédent à propos du black-out imposé aux Algérois tous les soirs (pour plaire aux islamistes, mais sans aucune justification d'ordre juridique) ou à propos du projet de Bouteflika de construire une mosquée gigantesque à Alger (coût 1 milliard de $) alors que des milliers d'Algérois attendent un logement décent. 
De fait, l'ISLAMISME qui menace l'Algérie 'tient boutique' en plein jour, dans un immeuble rutilant payé depuis le Golfe. Sur fonds étrangers, il vise à endoctriner des jeunes sans esprit critique. Avec les mêmes tuyaux et moyens techniques ('cours de communication positive' et roses de papier blanches) que celles employées dans les sectes nord-américaines. 
La première scène donne le ton, avec un hymne répété par tous les participants : "Le peuple algérien est d'abord musulman, et ensuite il appartient au monde arabe". Pour le reste, il n'y a que du vieux dans les séances de préparation des adeptes : ils doivent suivre des règles précises avant de rejoindre la rue et le contact des non-initiés. Les jeunes endoctrinés doivent rester en groupe, ils doivent soigner leur apparence (sourire, habits impeccables) et parler calmement de choses banales. On n'attire pas les mouches avec du vinaigre. La doxa décérébrante, c'est pour après. 
Parmi ceux qui s'expriment à visage découvert, aucun ne parle la langue locale. Les cadres viennent du Proche-Orient. On subodore la patte du Hamas et du Hezbollah... Surtout en entendant l'un d'entre eux parler de la 'civilisation' de l'Islam. Cela fait froid dans le dos, car l'avenir qu'ils préparent pour l'Algérie est un camouflet à l'histoire. Et à la géographie ! Ces islamistes veulent transformer la Méditerranée en Golfe Persique. Mais ces islamistes circulent dans la rue sans être gênés par la police" (source).
  • L'écart entre les Algérois n'a jamais été aussi grand, mais le régime s'accroche au seul projet urbanistique de l'ère Bouteflika : la grande mosquée d'Alger. En 2017, la télévision officielle annonce l'inauguration pour 2018 (lien), mais les observateurs du chantier doutent (lien) et les rats rongent les tapis (lien).

TD n°4/15 - DAKAR et ABIDJAN, deux métropoles émergentes d'Afrique Noire
  • Le contexte géopolitique. Avec le départ d'Abdoulaye Wade (source) et l'arrestation de Laurent Gbagbo (source), une page se tourne : celle des indépendances. Un pouvoir personnel habillé d'idéologie, pouvait s'affranchir des réalités économiques à l'époque de Senghor ou d'Houphouët Boigny (source). Confrontés aux besoins d'une population rurale, le Sénégal et la Côte d'Ivoire choisissent des voies différentes, aux effets persistants : socialisme autocentré (source) ou économie de rente (source).  
  • Abidjan, ou Miami en Côte d'Ivoire (source) : lagune donnant sur le golfe de Guinée. Au Sénégal, l'accroissement de Dakar en zone sub-sahélienne est rapide mais postérieur (source). L'explosion démographique est contrainte par le cadre naturel. Les besoins de Dakar ne cessent d'augmenter : en traitement des eaux pluviales (source), en énergie (source), en capacité de collecte des ordures ménagères et en produits alimentaires (source). Et la jeunesse s'impatiente : les émeutes de la faim de 2007-2008, et celles de 2011 restent dans les mémoires (source).
  • Les classes moyennes (source) côtoient la pauvreté. Sur les talibés, jeunes mendiants vivant dans la rue au profit de gourous (source). L'Islam traditionnel se transforme par l'influence des confréries mourides (source) : construction d'une grande mosquée (source). Sur l'habitat précaire, le bidonville de Wakhinane Colobane (plan) s'étend le long de l'autoroute principale traversant la presqu'île (source).
  • En comparaison avec la guerre civile qui a ravagé Abidjan en 2010-11 (source), l'insécurité qui règne à Dakar paraît mineure : officiellement, celle-ci est exceptionnelle, à peine digne d'être mentionnée, et de toutes façons sous contrôle (source). La drogue - en particulier la cocaïne en transit (source) - et la prostitution (source) renforcent le problème. En réalité, les forces de sécurité peinent à maintenir l'ordre.

TD n°5/15 - Le TERRORISME, révélateur des métropoles / de New York à Nice
  • Le terrorisme - faire peur - traverse l'histoire contemporaine (lien). La ville sert très souvent de scène pour l'accomplissement du forfait...
    • Il y a évolution des moyens techniques (armes et explosifs) depuis l'attentat de la rue Saint-Nicaise (lien) jusqu'à 19 avril 1995, attentat d'Oklahoma City (lien) : avant même le World Trade Center. 9/11 
    • Force des faibles contre les forts, il est l'arme des résistants contre l'occupant : exemples du groupe Manouchian (lien) ou de l'attentat contre l'hôtel King David en juillet 1946 (lien)
    • La décolonisation...   
  • Révolution contre anarchie. Violence pour s'emparer de l'Etat ou violence contre l'Etat ?
    • La terreur découle du phénomène révolutionnaire : de la Convention répression de Lyon - aux Bolcheviques en octobre 1917 qui punissent Petrograd : jusqu'à ses ouvriers (lien). Avec le maoïsme, villes et citadins sont naturellement suspect : Shanghai en 1949 (lien), ou les Khmers rouges (lien) vidant Phnom-Penh en 1975.
    • La violence contre l'Etat s'accompagne généralement d'une dénonciation de ses instruments (prison, police, armée) et plus encore de ses soutiens : la bourgeoisie. L'anarchisme multiplie ses cibles et fait trembler la France de la Troisième République   
  • Contrôle territorial. A New York, Manhattan occupe entièrement sa presqu'île... Au XIXème siècle, la terreur est l'apanage des Gangs of New York. Dans les années 1920-30, la Prohibition donne un nouvel élan au crime organisé (lien) : Once upon a time in America. Il y a eu depuis étalement urbain, puis gentryfication (lien) : coup de projecteur sur les quartiers de Lower East Side et Soho aujourd'hui restaurés. Chinatown et Times Square quartiers à touristes. 
  • Ville occidentale, ville-cible ? En mai 2010, un attentat raté livre bien d'enseignements : Time is care. La sécurité est une utopie en (centre)ville, sauf en cas de mobilisation de la population.
    • Dans le cas de Paris - menacée par le crime ordinaire (Taken) - les plans existent : comme à la Défense (lien)... Mais le 13 novembre, les objectifs surprennent les forces de sécurité (lien), comme à Nice le 14 juillet 2016 (carte)
    • Aucun des objectifs stratégiques (supposés) n'est atteint : ni prise de pouvoir, ni aide à une puissance ennemie, ni déstabilisation, ni basculement hystérique du pays... L'opinion publique réclame cependant une Sentinelle impossible (lien).

TD n°6/15 - Les TRANSPORTS dans les grandes métropoles françaises, ou l'impossibilité de relier CENTRE et PERIPHERIE
  • L'histoire de la vie occidentale a commencé... Aux Etats-Unis ! Sous la présidence Roosevelt, le 'Federal Highway Act' permet de reporter le coût d'une autoroute sur l'Etat fédéral : 50 %, portés à 90 % en 1956. Les automobiles se banalisent dans le même temps : 60 % (1940) puis 80 % d'Américains en possèdent une en 1960 (lien). Les conséquences sont multiples :
    • L'obésité, maladie destructrice d'une société dans laquelle les déplacements à pied ont disparu (lien). Miami, ou la sélection par quartier (et par l'argent).
    • A l'échelle d'une région française, la généralisation des autoroutes gratuites a une conséquence directe. En Bretagne, l'Etat est l'agent de la désertification (lien).
    • Le temps de trajet s'allonge pour accéder à des établissements hospitaliers à haute compétence : les CHU se situent dans le cœur des grandes agglomérations (lien). Pour les maternités, il faudra choisir...
  • Bordeaux, connaît une croissante lente jusqu'au milieu du XVIIIème siècle (lien). Il reste de la période la plus faste de la ville un centre-ville historique. La prospérité de Nantes est plus ancienne, mais les traces des bras de la Loire demeurent (lien).
  • Paris, l'expression gentryfication ne suffit plus pour décrire la transformation du centre. La ville est tentée par la muséification (lien). La mairie cherche elle aussi à refouler les automobilistes banlieusards (lien), tandis que la région Île-de-France peine à assumer son rôle en terme de transports en commun (lien).
    • Le réseau de transport en commun, étoilé ou inter-banlieues, s'avère particulièrement dense (lien). Mais le compte n'y est pas : lancement du Grand Paris (lien).
    • Les cités à problèmes sont à quelques stations RER du centre de Paris. Il en existe en province. Mais qui est responsable du communautarisme ?... Exemple à Grigny (lien).

TD n°7/15 - L'ENERGIE, au cœur de la puissance et facteur de fragilité / METROPOLISATION et LITTORALISATION
  • L'augmentation rapide des échanges commerciaux - mondialisation - passe par la montée en puissance des ports de commerce (exemple de Rotterdam), la concentration du trafic sur certaines routes/détroits - le cas de la Manche - et le développement des littoraux (y compris pour le tourisme). Elle implique la concentration des risques...
    • Les risques naturels au Japon : tsunami de 2011 (lien).
    • Les marées noires (lien)
    • La rupture des approvisionnements peut créer une situation de pénurie (lien) dont les pays consommateurs se préservent : raffinage, constitution de réserves(lien). 
  • L'Allemagne, modèle de puissance énergétique ? Alors que le pays sort du nucléaire (carte) et que les länder de Rhénanie & Bavière captent l'activité industrielle (carte), le pays peine à maintenir son secteur des énergies renouvelables, alors que son potentiel en la matière est relativement médiocre (lien). Berlin a donc décidé de relancer l'exploitation du lignite, pour le meilleur et surtout pour le pire (lien). 
  • En France 
    • La faiblesse des densités et la décentralisation qui permet aux communes accueillant des centrales de vivre confortablement ont beaucoup pesé dans le succès durable du nucléaire (lien). Ces données sont aujourd'hui remises en cause !
    • Le choix du nucléaire (carte) pose deux questions : le risque naturel, en Alsace (lien) ou en région parisienne (lien) et le risque industriel. La plus + grosse centrale française, Gravelines est proche de Dunkerque (carte / lien) : 200.000 habitants. La simulation d'incident de Gravelines (pas de Dunkerque, bien sûr) fait réfléchir (source). A Penly (proche de Dieppe) l'exercice montre le décalage entre professionnels et habitants (lien).

TD n°8/15 - LITTORALISATION et RISQUES NATURELS
  • Une nouvelle géographie de la population se dessine dans le monde, qui voit les régions proches des côtes attirer population et activités. 
    • Un tiers de la population américaine vit dans trois zones littoralisées : le nord-est, la Californie et la Floride (carte); en Australie, plus de la moitié de la population vit en bord de mer ou à proximité (carte). 
    • Contre-culture (faussement) cool, réponse à la société pudibonde Wasp ? des garçons de la plage (à l'origine ou en 2012) à Point Break (lien). La télévision a amplifié le phénomène de mode, de Magnum (lien) à Alerte à Malibu (lien)...
    • Une économie touristique provoquée par des investissements publics de grande ampleur, avec une ruée sur les emplois saisonniers et faiblement qualifiés. Dans le Languedoc (plan Racine), le cordon dunaire précédant la lagune accueille l'essentiel des nouvelles installations (lien)...
    • Le vieillissement paradoxal des sociétés occidentales. En apparence, les territoires enclavés et montagnards sont les principaux touchés : ils ne représentent toutefois qu'une faible proportion de la population des pays concernés. L'installation de retraités en bord de mer explique en revanche une bonne part de la densification des littoraux : exemple en France (lien).
  • Retenir les eaux terrestres (hier). 
    •  Le bassin-versant de la Tamise à la mi-février 2014 : 12.000 km² avec comme bouchon le grand-Londres (lien). Depuis 1982, des digues peuvent bloquer la marée montante (lien). En France, le barrage d'Arzal rend des services similaires, mais en barrant le fleuve. A Londres, les eaux continentales menacent toutefois l'agglomération : défaut de dragage (lien) ?
    • L'abandon des barrages, symboles d'un refus de maîtriser la nature ? Même les aménagements apparemment les plus anodins peuvent déclencher la contestation : la Sélune (fiche) qui se jette dans la Baie du Mont-Saint-Michel... Barrée dans l'entre-deux-guerres pour l'hydroélectricité. Le projet de démolition a pris du retard (lien).
  • Le risque de submersion (aujourd'hui et demain) : tempête hivernale ou cyclones. Pendant ce temps, les activités humaines se littoralisent : exemple en Loire-Atlantique, à la sortie de l'estuaire (carte) De la Brière à Saint-Nazaire
    • La destruction du port de Galveston (carte) au Texas, en 1900 (lien), bien avant la tempête Katrina ravageant la Nouvelle-Orléans (lien).
    • La tempête Xynthia (carte) a constitué une piqûre de rappel (avec intervention du génie) : Communes-sous-mer
TD n°9/15 - Le risque d'INONDATION en FRANCE
  • L'abandon des barrages, sans approche du risque dans le bassin-versant. Le refus de construire un barrage dans la haute vallée du Cher pose des questions épineuses. Défendu par les élus locaux, le projet est finalement repoussé par le gouvernement Jospin (lien). Reste le risque sur Tours : Déjouer les tours du sort.
  • La gestion globale d'un bassin versant : la Loire (carte). Le Plan-Loire fête ses vingt ans (lien), sans grande inondation. Diagramme ombro-thermique à Saint-Etienne (lien) et Nantes (lien). Coupes de la basse-vallée en pleine transformation (lien). L'exploitation des graviers et sables dans le lit mineur de l'Allier témoigne d'une vision dépassée (lien), remplacée par une logique conservatoire : exemple des tourbières du haut bassin de la Loire (lien). La condamnation du technicisme contourne le problème, comme à Orléans (paragraphe 7). Les crues catastrophiques remontent à un siècle et demi (lien).
  • Un bassin-versant (lien) à rebords peu marqués, aux vallées à faibles pentes, et à la climatologie océanique dégradée (Paris) : carte. Dans la basse-vallée (lien), l'estuaire (image-satellite / lien) connaît une métamorphose, avec l'ouverture du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande (lien). Les activités agricoles ont changé dans le bassin parisien (carte)
  • Des barrages ont été construits après 45 pour réguler le cours de la Seine et de ses principaux affluents, à l'exception de l'Oise. Ils ne peuvent protéger complètement la région parisienne (exemple au printemps 2013), mais ont fait disparaître le risque de pénurie d'eau en aval (lien). Risque de rupture (contexteLe plus ancien barrage (Pannecière) a été récemment inspecté, dans la haute vallée de l'Yonne : exemple en pays de Montbeliard. [A Malpasset, la vitesse de la vague a été de 80 km/h...] La préfecture de l'Aube donne quelques précisions [p.64
  • A Paris, qu'en est-il de la menace ? De nombreux établissements publics sont concernés, comme les Hôpitaux de Paris (synthèse). Pour les établissements scolaires, contrairement à Rouen :), le degré de préparation laisse à désirer; quant au Louvre, tout va bientôt s'arranger... Le risque type 1910 existe donc (première, deuxième et troisième parties), même si la banlieue est plus directement concernée : Que la Marne en furie dévale dans la Seine...   
  • Les risques connexes... Une centrale nucléaire en amont de Paris : Nogent secret ? (De la centrale nucléaire champenoise installée sur la Seine)Le problème complexe des transports en région parisienne : L'erreur du RER (de la détérioration du réseau et des solutions éventuelles)
    TD n°10/15 - Les littoraux méditerranéens français : pression démographique et risques naturels
    • En arrière-plan, la montagne - hier peuplée et structurée - se vide. Mais la végétation secondaire s'y développe, faisant courir le risque de feux de forêts pour un habitat diffus; saisonnier ou pas. Le département du Var est plus exposé que les autres (lien). 
    • L'Hérault (carte) incarne les deux réalités (plaine et montagne), tandis que l'agglomération de Montpellier s'appuie sur le rebord méridional de la Garrigue et sur la plaine littorale donnant sur la Méditerranée. Cette topographie résulte d'une géomorphologie active, même si ceux qui y résident le néglige : Evénements climatiques extrêmes en Languedoc depuis 1.000 ans.
    • L'urbanisation du bassin-versant du Lez est désormais totale, sans zone d'expansion, avec une accentuation du ruissellement urbain. Un expert a remis un rapport circonstancié sur 'la prévention des inondations sur le bassin du Lez'. Ses recommandations restent lettres mortes : Lattes (carte) continue de grossir. Exil plus qu'exode. A Cuxac d'Aude (carte) en mai 1999, la catastrophe a fini par arriver... (lien). Nice, la ville se lance dans un grand chantier hasardeux : Foot ou surf ? 
    • Les élus sont satisfaits d'une amélioration des systèmes d'alerte : Vivre avec le risque. Lorsque le problème apparaît en revanche, le ton change (lien)... Début de réponse à Cayenne, avec la création d'un nouveau quartier (lien). 
    • Le PPR (Plan de Prévention des Risques) des Alpes Maritimes : version mise à jour. Dans l'étude de la sismicité historique (colloque), celui de 1887 s'avère le plus notable (lien). La règle paraît stricte. Elle est au contraire vague, non liée à une évaluation du risque : arrêté préfectoral de février 2006. La connaissance du risque ne s'accompagne pas d'expropriations : (lienSalade niçoise sauce citron.
    TD n°11/15 : l'Outre-mer français : espace contrôlable ? 
    • Un territoire et des îles : la Nouvelle-Calédonie (lien) Guadeloupe (lien), la Martinique (lien), la Réunion (lien) et Tahiti (lien). 2 millions de Français vivent dans les 4 DOM (lien). Le climat est tropical humide (lien), mais les précipitations se répartissent - mal - en fonction des reliefs (lien). 
    • Une société clivée par l'économie de plantation, et sous la dépendance de la métropole... Les créoles au secours des békés +  Les aveugles parlent aux sourds. Dans un environnement régional déterminant : Quillards et cocaïne.
    • La littoralisation. Les cyclones menacent chaque année, comme Hyacinthe en 1980 (lien). Les populations se concentrent pourtant sur les plaines littorales (lien). L'évalution et la prévention du risque de tsunami sur les côtes françaises en métropole et outre-mer (lien). Alerte en mars 2011 dans le Pacifique (lien)... ! 
    • L'exception de la Guyane sous l'équateurImmense (lien), désertique, littoralisée mais continentale par ses enjeux : schéma directeur (lien). Guyane, tombeau des vanités politiques.
    • Le risque volcanique : l'éruption de la Montagne Pelée, le 8 mai 1902 (lien), et les volcans français actifs (lien). Le plan séisme antillais (lien) intrigue les médias réunionnais (lien)...

    TD n°12/15 - La FINLANDE dans la guerre d'hiver (1939-1940)
    TD n°13/15 - Fort MacMurray, incendie aux marges du désert froid canadien
    • La ville se situe au centre nord de l'Alberta (carte), mais toute la région était présentée comme menaçante au début du mois de mai (carte). Le 4 mai, la BBC dresse un diagnostic sans appel : secteur urbanisé sur une vaste superficie à demi-boisée, mais trop éloignée du cœur canadien (lien). Les troisièmes ressources mondiales de pétrole (pour l'essentiel non conventionnel) s'y nichent (vidéo). 
    • A l'intérieur des Rocheuses qui bloquent toute influence océanique venue du Pacifique, les conditions naturelles excluent la possibilité d'un développement urbain du type Europe continentale tempérée (carte générale). Rigueur hivernale, sécheresse au limite de l'aridité (lien), forêt naturellement régénérée par le feu : tout concourt à rendre le milieu hostile (avec des inquiétudes pour le futur), comme en témoigne la rapidité avec laquelle les routes se dégradent au Canada (lien).
    • Une ruée vers l'or (effet d'aubaine) a des conséquences économiques et environnementales négatives : rappel dans le Yukon. La forêt régresse. Mais dans l'après-2000, le Canada pouvait-il ignorer le boom des énergies fossiles ? N'y a t-il pas la certitude d'un assèchement des réserves mondiales de pétrole.
    • Un aménagement urbain fonctionnant par métastases cancéreuses, pour une population sans projet collectif pérenne. Fortes rémunérations, mais installation en mobil home. A l'heure de la catastrophe, le sauve-qui-peut prévaut; l'Etat fédéral intervient trop tard. Fort-MacMurray, le trou du cul du monde
    • Peut-on dresser un premier bilan, outre l'évacuation de 100.000 personnes, ou faut-il s'attendre à l'apparition d'une nouvelle ville fantôme : avant même l'épuisement des ressources minières ? Le gouvernement communique sur l'abondance à portée de main (lien)

    TD n°14/15 - Le SAHARA (carte) carrefour désertique très fréquenté
    TD n°15/15 - Le désert, entre MEXIQUE et ETATS-UNIS
    • Les données physiques des deux plus grands déserts d'Amérique du Nord (Sonora et Chihuaha :  continentalité et courant marin froid (appelé up-welling) expliquent la répartition de la pluviométrie
    • La fixation de la frontière entre les deux pays remonte au précédent du traité d'Onis-Adams, une décennie après l'indépendance mexicaine [contexte] après remise en cause du traité de 1819 (et l'achat de la Floride). Par la suite, le Texas se sépare, avant de rejoindre les Etats-Unis [carte], la Californie se détache du Mexique, et William Walker [Film] traverse la frontière. Elle demeure un objet de litige historique, en particulier pendant la guerre civile mexicaine (Pancho Villa).
    • L'intégration économique de l'Amérique du Nord passe par le développement d'industries le long de la frontière : les maquiladoras. Peut-on parler d'agglomération transfrontalière à Tijuana-San Diego ?
    • Le désert mexicain et ses bornes historiques, au cœur de l'économie souterraine (photo) : drogue et clandestins... Mais l'Amérique latine s'arrêtera t-elle à la frontière clôturée ? Crainte d'une Reconquista à l'américaine, et argument de campagne du nouveau président américain. Pour l'heure le slogan se heurte au coût de construction d'un mur à la frontière entre les deux pays.